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Ça se complique pour le moteur Diesel. Après les accusations de l’OMS, c’est au tour de plusieurs personnalités politiques françaises de tirer à boulet rouge sur le carburant préféré des français.
Certains d’entre eux n’hésitent pas à demander l’interdiction pour les véhicules Diesel de circuler à l’intérieur des grandes villes françaises. Faut-il s’en inquiéter ou s’en réjouir ?
Revenons-en au fait : les particules fines et les oxydes d’azote produites par les moteur Diesel seraient très nocives pour la santé. En réalité, c’est surtout la concentration excessive des véhicules Diesel dans les villes qui est aussi à l’origine de ce problème1. Ajoutez-y le fait que la moitié des véhicules Diesel en circulation ne répondent même pas à la norme Euro 4 et nous avons là un concentré de tout ce qu’il faut éviter pour pouvoir offrir aux citadins un air de bon qualité.
Mais au fait, comment en est-on arrivé là ? Faut-il montrer du doigt les constructeurs automobiles ou plutôt regarder du coté de l’Etat français ?
Pour plusieurs élus parisiens, il ne fait aucun doute que les premiers responsables de ce drame sanitaire en puissance se nomment PSA, VW, Mercedes-benz, Renault, etc… Et bien, espérons que les représentants de ces constructeurs ne tarderont pas à réagir en rappelant à ces Messieurs élus qu’en matière de fiscalité des carburants routiers, c’est en principe l’Etat qui décide, quelque soit l’influence des lobbys !
Si l’on en est là aujourd’hui, c’est d’abord et surtout la faute aux différents gouvernements en place depuis plus de 30 ans. En ayant accordé au gazole des avantages fiscaux excessifs, l’automobiliste français est devenu au fil des ans complètement dépendant au précieux fluide gras. Pire : depuis une dizaine d’année, l’afflux massif de véhicules de société sur le marché de l’occasion a pratiquement fait disparaître le peu de véhicule essence encore en circulation. Or, en France, ce qui caractérise d’abord et avant tout un véhicule de société, c’est sa motorisation : Diesel sinon rien2. Pour pouvoir récupérer la TVA, pas question de rouler à l’essence, même hybride3 ! Une aberration parmi d’autres que plusieurs spécialistes dénoncent depuis des années.
À l’heure où le gouvernement s’apprête à lancer de nouveaux chantiers pour verdir la France et préparer la transition énergétique de notre pays, n’y aurait-il pas des mesures plus urgentes à prendre pour tenter d’inverser la tendance tant qu’il est encore temps ?
Qu’on se le dise : ce n’est pas le Diesel qui est nocif, c’est l’excès de Diesel. Si interdiction il doit y avoir à l’intérieur des grands centres urbains dans le futur, c’est le moteur à explosion – essence comme Diesel – qu’il faudra bannir. Un moyen radical pour limiter la circulation automobile en ville tout en privilégiant les véhicules hybrides et électriques.
Et vous chers lecteurs, êtes-vous favorable à l’interdiction du Diesel en centre-ville ?
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Si la voiture particulière, est le moyen de transport préféré des transports, pourquoi ne pas développer le covoiturage ?
Au lieu d'utiliser son Véhicule 5 a 6 fois par semaine, cela réduirait son utilisation 2 fois maximum, selon le nombre de personnes transportées, et cela réduirait d'autant la pollution due a l'automobile !!
Hier, les journaux télévisés belges annonçaient qu'en Belgique, la part de pollution aux particules fines du transport routier avait désormais dépassé celle des usines, chauffage, etc... Entre 2010 et 2012, le taux de particules a doublé dans le plat pays et provoquent 3000 morts par an, soit plus de 3 fois le nombre de victimes d'accidents de la route!
En fait, entretemps, je me suis mieux renseigné: contrairement à ce que prétendent les constructeurs, le diesel produit toujours des particules même avec le FAP, : quelques dizaines de cm au-delà de l'échappement, au contact de l'air, les gaz en se refroidissant produisent à nouveau des myriades de nanoparticules qui se répandent dans les habitacles des voitures et à 100m au-delà des voies rapides! (source: Ifsttar)
Concernant le NOx, non seulement les normes Euro 6 et 7 ne feront en sorte que de le diminuer, sans parvenir à un taux aussi bas que les essences (loin de là), mais les systèmes pour ce faire provoquent eux-mêmes d'autres gaz tout aussi nocifs et même pas repris dans la liste de ces normes: N2O, particules secondaires, ammoniac dans certains cas, etc...
Donc, interdire la ville aux diesels anciens, c'est déjà ça, mais cela ne suffira pas. Je doute que l'on parvienne un jour à dépolluer valablement un diesel.