La suite de votre contenu après cette annonce

Déployés officiellement depuis quelques semaines, les robotaxis de Tesla ne sont toujours pas prêts à fonctionner à toute heure. Elon Musk vient de reconnaître que la conduite de nuit pose encore quelques difficultés au système de conduite autonome de la marque. Et la raison est particulièrement surprenante !
Tesla déploie encore très progressivement son service de robotaxis aux États-Unis. Lancé à Austin avec un nombre limité de véhicules et un périmètre restreint, le dispositif est élargi par petites étapes au fur et à mesure que la marque valide de nouvelles situations de conduite. Dernière évolution en date, les voitures peuvent désormais transporter des passagers jusqu’à 23 heures, contre 22 heures auparavant.
Cela peut sembler anecdotique, mais ça ne l’est pas. En effet, le Tesla Cybercab a du mal à s’adapter dès que la luminosité baisse. La conduite de nuit est l’un des environnements les plus délicats pour le système autonome de la marque américaine, notamment lorsqu’il doit repérer de petits obstacles avec peu de contraste sur la chaussée…
À lire aussi
Étude – Quand les voitures électriques partagent nos données avec les géants de la techElon Musk a lui-même expliqué ce qui préoccupait actuellement les équipes de Tesla. Le constructeur cherche à s’assurer que ses robotaxis soient capables de détecter les animaux lorsque les conditions de visibilité deviennent mauvaises. Le patron de Tesla a pris un exemple particulièrement parlant, celui d’un « chaton gris sur un bitume gris dans l’obscurité ».
Un petit obstacle qui offre très peu de contraste avec son environnement et qui pose de sérieux problèmes au Cybercab. Tesla continue pourtant de défendre son approche basée sur la vision et l’intelligence artificielle. Le constructeur estime qu’un véhicule peut parvenir à une conduite totalement autonome grâce aux informations fournies par ses caméras, sans avoir recours aux capteurs LiDARs.
Cette déclaration du patron de Tesla relance forcément le débat autour de la stratégie technique de Tesla. Un LiDAR mesure directement la distance avec les objets grâce à des impulsions laser et ne dépend pas de la lumière ambiante de la même manière qu’une caméra. Des acteurs comme Waymo ont justement choisi de combiner plusieurs technologies plutôt que de s’appuyer uniquement sur la vision. Elon Musk critique pourtant le LiDAR depuis des années et Tesla a progressivement abandonné certains capteurs sur ses voitures. Cet épisode est donc assez symbolique : la conduite nocturne met à l’épreuve l’un des choix techniques les plus assumés du constructeur.
Cela ne signifie pas pour autant qu’un LiDAR empêcherait tout accident avec un animal. Le problème concerne aussi leur comportement imprévisible. Mais Tesla doit encore démontrer que son approche peut atteindre un niveau de fiabilité suffisant dans ces situations difficiles. L’enjeu dépasse d’ailleurs le Cybercab. Les Tesla Model Y déployés dans le cadre du service de taxis autonomes de la marque utilisent eux aussi les technologies de vision pour faire fonctionner leurs aides à la conduite.
Et en Europe, Tesla cherche justement à obtenir le feu vert pour déployer plus largement son FSD supervisé. Mais c’est loin d’être gagné !
Le meilleur d'Automobile Propre, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques voiture électrique, voiture hybride, équipements & services et bien d’autres
S'inscrire gratuitement

Annonce partenaire

Actualité21 septembre 2026
Annonce partenaire