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Hydrogène : HysetCo continue d’étoffer son maillage de stations

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La start-up française HysetCo, spécialisée dans la mobilité hydrogène, vient d’inaugurer l’ouverture de trois nouvelles stations de ravitaillement, en Ile-de-France.

Depuis sa création en 2020, HysetCo est devenu un des leaders de la distribution d’hydrogène à la pompe en France. Jusqu’à présent, la start-up, implantée à Saint-Denis (93), s’est attelée au déploiement de son réseau en Ile-de-France. Du reste, durant cet été 2024, elle a ouvert trois nouvelles stations hydrogène sur le territoire francilien, situées sur les sites des hypermarchés Carrefour de Drancy (93), Collégien (77) et Pontault-Combault (77).

D’autres stations devraient bientôt voir le jour

Au total, HysetCo compte désormais 8 points de recharge en Ile-de-France et une station partenaire (Air Liquide) localisée dans la commune Les Loges-en-Josas dans le département des Yvelines (91). Mais, d’après des informations communiquées par la société, une dizaine de stations supplémentaires devraient voir le jour avant la fin de l’année 2024, en privilégiant le maillage au sein de la région de l’Ile-de-France.

Une capacité de distribution adaptative

Pour mettre toutes les chances de son côté, la start-up propose des capacités de distribution d’hydrogène, allant de 200 à 1 000 kg par jour, compatibles avec tous types de mobilités, grâce à deux niveaux de pressions disponibles (350 bars et 700 bars). Sur ce point, HysetCo précise qu’une quantité quotidienne de 500 kg par jour, représente l’équivalent de 100 à 200 remplissages quotidiens pour des voitures et des véhicules utilitaires légers.

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Un partenariat avec Carrefour

Par ailleurs, afin de faciliter la rapidité de déploiement de ses stations de recharge, la start-up a noué un partenariat avec l’enseigne de grande distribution Carrefour. En effet, la localisation de leurs hypermarchés, mais également la place disponible sur leurs parkings attenants, représentent des avantages non négligeables, y compris en termes d’autorisation administrative.

Financement avec la région

Précisons également que les trois stations inaugurées durant l’été 2024 font partie d’un projet cofinancé notamment par la Commission européenne baptisé « Hydrogen Fuel for Paris » et la région Ile-de-France. Le projet global a spécifiquement été développé pour soutenir un réseau de huit stations hydrogène sur le territoire francilien.

Bientôt une nouvelle station hydrogène en région Occitanie

HRS, le fabricant français de stations de ravitaillement en hydrogène, vient de recevoir une commande ferme pour l’installation d’une station de ravitaillement en hydrogène dans la région Occitanie. Cette station, disposant d’une capacité d’une tonne par jour, devrait être mise en service dès le mois de décembre 2024 et intégrée à la station-service multiénergies de Saint-Sulpice-la-Pointe, dans le département du Tarn (81). Elle s’inscrit dans le cadre du projet régional, baptisé « Corridor H2 » soutenu par la Banque Européenne d’Investissement et la Commission Européenne, visant à remplacer progressivement l’usage des carburants fossiles par de l’hydrogène vert. 

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Hell-Ectronil y a 2 ans

Toujours cette fausse bonne solution.

Les moteurs à pile à combustible, entraînent un certain nombre de problèmes et pas des moindres :

Le coût élevé : Les piles à combustible sont chères à produire, en partie à cause des matériaux coûteux comme le platine utilisé comme catalyseur.

L’infrastructure de ravitaillement : Le réseau de stations de ravitaillement en hydrogène est très limité (et vaut mieux qu’il le reste : Boom !).

La sécurité : la moindre fuite peut rendre l’hydrogène explosif au contact de l’air… quant on voit les merguez circuler sur nos routes, dans 10 ans cela risque d’être un feu d’artifice. Les quelques emballement de batterie seront négligeable à côté (de plus des solutions natives apparaissent déjà pour limiter les risques sur les batteries. Et déjà aujourd’hui 1 BEV brûle pour 61 thermiques, source assureurs US).

La production d'hydrogène : La plupart de l'hydrogène est actuellement produit à partir de gaz naturel, un processus qui génère des émissions de CO². La production d'hydrogène "vert" par électrolyse de l'eau est plus propre, mais elle nécessite beaucoup d'électricité, souvent issue de sources non renouvelables et le rendement est très mauvais +/- x3 par rapport à un BEV.

L’efficacité énergétique globale : Le processus global de production, de transport, de stockage de l'hydrogène, puis de sa conversion en électricité dans une pile à combustible est moins efficace que d'autres alternatives, comme l'utilisation directe de batteries électriques (voir plus haut).

Le stockage et transport de l'hydrogène : L'hydrogène doit être stocké sous haute pression ou à très basse température, ce qui pose des défis techniques et des risques de sécurité, notamment des risques d'explosion (cf sécurité).

La durabilité des piles à combustible : Les piles à combustible se dégradent au fil du temps, surtout si elles sont exposées à des impuretés dans l'hydrogène, réduisant leur efficacité et leur durée de vie.

La maintenance et réparation : Les technologies de pile à combustible nécessitent une maintenance spécialisée, ce qui peut entraîner des coûts supplémentaires pour les utilisateurs… et beaucoup de risques aux personnes, aux infrastructures ainsi qu’à l’atmosphère (fuites).



Quant aux moteurs à hydrogène à combustion interne qui utilisent l'hydrogène comme carburant, ce n’est pas mieux :

L’inefficacité énergétique : Les moteurs à combustion interne alimentés par de l'hydrogène ont une efficacité énergétique inférieure à celle des piles à combustible et des moteurs électriques. Une grande partie de l'énergie est perdue sous forme de chaleur.

Les émissions d'oxydes d'azote (NOx) : Bien que les moteurs à hydrogène ne produisent pas de CO² directement, ils émettent des oxydes d'azote (NOx), qui sont des polluants atmosphériques nocifs, en raison des températures élevées dans la chambre de combustion.

L’adaptation des moteurs : Les moteurs à combustion interne doivent être spécialement adaptés pour fonctionner avec de l'hydrogène, ce qui peut entraîner des coûts de développement et de production élevés.

L’usure et maintenance : Les moteurs à hydrogène peuvent être sujets à une usure accrue en raison des températures élevées et des propriétés spécifiques de l'hydrogène, comme sa faible densité énergétique volumétrique.

Les risques (toujours) liés au stockage et au transport de l'hydrogène : Comme pour les piles à combustible, l'hydrogène doit être stocké sous haute pression ou à très basse température, ce qui pose des risques de sécurité importants, notamment des risques d'explosion (toujours).

L’infrastructure de ravitaillement : Les moteurs à hydrogène nécessitent les mêmes infrastructures de ravitaillement que les piles à combustible, ce qui est actuellement très limité.

Le coût du carburant : Même si l'hydrogène est l'élément le plus abondant de l'univers, son extraction, son stockage et son transport sont coûteux, ce qui rend son utilisation comme carburant potentiellement onéreuse pour les utilisateurs finaux.

En résumé, bien que les deux technologies offrent des avantages en termes de réduction des émissions de CO², elles présentent des défis importants en termes de coût, d'infrastructure, d'efficacité et de sécurité, bien plus élevés que les BEV.

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Major Grubertil y a 2 ans

il n'y a pas de place pour un coffre convenable dans ces voitures à cause des réservoirs hydrogène, donc on prend une voiture de 5 mètres de long pour aller à la boulangerie. Mais il faut oublier pour les vacances et autres longs trajets.

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triphaseil y a 2 ans

Tant qu'il restera de l'argent public à gaspiller.

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