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Au lendemain des élections municipales, plusieurs acteurs majeurs de la filière des infrastructures de recharge ont décidé de s’adresser directement aux élus et aux cadres territoriaux.
L’Avere-France, le SERCE, le programme Advenir et la FNCCR viennent ainsi de publier un livre blanc consacré au déploiement des infrastructures de recharge pour véhicules électriques, souvent désignées sous l’acronyme IRVE. Le document vise à aider les collectivités à structurer leur stratégie, à moderniser les réseaux existants et à anticiper l’évolution rapide des usages liés à l’électromobilité.
Au-delà de l’état des lieux du secteur, les auteurs du document de 73 pages veulent fournir un véritable outil de travail pour les territoires. La publication, qui se veut réellement opérationnelle, rassemble ainsi des méthodes, des repères juridiques et des éléments financiers afin d’accompagner les élus dans leurs décisions dans une volonté de renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués dans la recharge.
Le livre blanc s’adresse en priorité aux élus locaux et aux équipes techniques chargées de la mobilité et de l’énergie. Dans de nombreux territoires, les collectivités doivent gérer des réseaux installés il y a plusieurs années, parfois à une époque où la voiture électrique restait marginale. Ces infrastructures doivent aujourd’hui être adaptées à un parc de véhicules en forte croissance et à des usages beaucoup plus intensifs.
Le document propose donc une analyse détaillée des modèles de gestion possibles. Certaines collectivités choisissent de piloter directement leurs réseaux, tandis que d’autres s’appuient sur des concessions ou sur des partenariats avec des opérateurs privés. Les auteurs mettent en avant les conditions qui permettent d’assurer la pérennité d’un réseau de recharge, notamment la qualité de l’exploitation, la maintenance et l’adaptation des puissances de charge aux nouveaux véhicules.
D’autre part, les retours d’expérience occupent une place importante dans le guide. Plusieurs collectivités pionnières ont déjà expérimenté différentes approches pour développer leur réseau de recharge. Ces exemples permettent d’illustrer les choix techniques ou organisationnels qui ont fonctionné dans certains territoires et d’identifier les points de vigilance pour éviter les erreurs fréquentes.
Le livre blanc insiste aussi sur l’importance de la planification territoriale. Les collectivités disposent déjà d’un outil appelé Schéma Directeur des Infrastructures de Recharge pour Véhicules Électriques, souvent abrégé SDIRVE. Ce document permet d’anticiper les besoins en recharge sur un territoire donné. Les auteurs du guide encouragent les collectivités à actualiser régulièrement ces schémas afin de tenir compte de l’évolution du parc de véhicules électriques et des nouveaux usages, notamment la recharge rapide ou la recharge de destination.
Autre point mis en avant, la coordination entre les politiques de recharge et la gestion de l’espace public. Les compétences liées à la voirie et au stationnement jouent un rôle important dans l’installation des bornes. Le livre blanc encourage donc une collaboration plus étroite entre les services territoriaux chargés de ces questions afin d’éviter les blocages administratifs et de faciliter le déploiement de nouvelles infrastructures.
Derrière les aspects techniques, la publication rappelle le rôle central des collectivités dans la transition vers une mobilité moins carbonée. En France, le secteur des transports représente plus de 30 % des émissions nationales de gaz à effet de serre. Les voitures particulières constituent à elles seules un peu plus de la moitié de ces émissions.
L’électrification du parc automobile progresse rapidement. En 2025, une voiture immatriculée sur cinq en France était déjà électrique. Cette dynamique entraîne une augmentation rapide du nombre de véhicules nécessitant un accès à la recharge, que ce soit à domicile, sur le lieu de travail ou dans l’espace public. Le réseau français de recharge publique dépasse aujourd’hui 190 000 points. Une part importante de ces infrastructures repose sur l’initiative publique ou sur des projets associant collectivités et partenaires privés. Selon les données évoquées dans le livre blanc, ces initiatives représentent environ 44 % des points de recharge ouverts au public. Un contexte dans lequel les collectivités jouent un rôle moteur pour assurer un maillage territorial équilibré. Dans certaines zones, notamment rurales ou périurbaines, où l’investissement privé reste limité, les collectivités peuvent alors intervenir pour combler ces manques et garantir un accès à la recharge pour l’ensemble des habitants.
Le document souligne également l’intérêt de développer des formes de coopération entre acteurs publics et privés. Des mécanismes comme les concessions ou les marchés publics globaux de performance permettent de répartir les responsabilités entre la collectivité et l’opérateur chargé du réseau. Cette approche peut faciliter le financement des infrastructures tout en garantissant un niveau de service satisfaisant pour les utilisateurs.
Les auteurs du livre blanc proposent par ailleurs de renforcer les outils de suivi et de partage d’expérience entre territoires. La création d’un centre de ressources dédié à la recharge pourrait permettre aux collectivités d’échanger sur les solutions techniques, les modèles économiques ou les difficultés rencontrées sur le terrain. Cette mutualisation des connaissances est présentée comme un levier pour accélérer la modernisation des réseaux existants et soutenir l’innovation dans les infrastructures de recharge.
Télécharger le livre blanc (PDF)
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Les collectivités fonctionnent de manière très simple : combien ça va me coûter en fonctionnement ?
L'investissement n'est pas un problème car subventions à gogo et "ça se voit".
Ce livre blanc répond partiellement à cette question (recette entre 200 et 600 euros par borne pour 600 à 800 euros d'entretien).
Mais de manière très alambiqué et avec trop de termes techniques pour être honnête.Et donc, il restera sans effet.
Les coll veulent de la thune. Aux promoteurs de leur prouver que les bornes VE leur en apportera.
Pour ce qui est des tarifs, dans un monde idéal.
Recharge lente 8A = sur les lampadaires, alimentés par les parcs solaires (fonctionne de 10h00 à 16h00, éteint la nuit) = accès gratuit
Recharge 11kW = sur les bornes de parkings publics (on amène son T2/T2) = 0.40 cts/kW (paiement Appli ou badge national ou CNI mais on arrête avec les 50 badges par territoire).
Recharge rapide = on laisse ça au privé car le seul mode de recharge rentable pour eux.
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Regarder les tarifs hors abonnement :
AC 0,3 vs DC 0,5e /kw
Sans aucun doute mais en ce qui me concerne, sur les bornes publiques, je charge et libère la place le plus vite possible.