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Toyota fait partie des rares constructeurs qui continuent de miser sur l’hydrogène. L’entreprise japonaise travaille sur une nouvelle technologie dans ce domaine… La preuve ultime que le plus grand constructeur automobile au monde fait tout pour éviter les véhicules électriques ?
Toyota n’a jamais caché sa méfiance à l’égard d’une transition automobile basée uniquement sur la voiture 100 % électrique. Le constructeur japonais défend depuis des années une approche beaucoup plus large, dans laquelle l’hybride, les carburants alternatifs et l’hydrogène conserveraient une place importante. Un brevet publié récemment confirme cette stratégie. Toyota explore la piste d’un moteur à turbine à gaz alimenté par de l’hydrogène. Une idée qui a le mérite d’être innovante !
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Nouveau Toyota Highlander : le grand SUV passe à l’électriqueLes turbines à gaz ne sont pourtant pas une solution habituelle dans l’automobile. On les retrouve surtout dans les secteurs de l’aéronautique, des hélicoptères ou sur certains navires. Des domaines où la recherche de puissance prime sur l’efficacité énergétique. Toyota tente de dupliquer ce modèle à une échelle plus réduite, avec une puissance annoncée entre 13 et 130 ch. Voilà qui permettrait d’envisager un usage embarqué à bord d’un véhicule selon CarBuzz, même si le brevet ne dit pas grand-chose à ce sujet…
Les documents publiés donnent en revanche un certain nombre de détails sur la manière de brûler l’hydrogène. Rappelons que ce carburant ne se comporte pas comme l’essence ou le diesel. Il est plus léger, il s’enflamme différemment et il atteint des températures de combustion plus élevées. Pour maîtriser ce phénomène, Toyota décrit un système qui repose sur plusieurs injecteurs. Chacun mélange l’air comprimé et l’hydrogène avant l’allumage, afin d’obtenir une combustion plus « homogène ».
Cette architecture pourrait en théorie permettre de limiter la formation de zones trop riches en carburant, elles-mêmes susceptibles d’augmenter les émissions d’oxydes d’azote (NOx). La turbine permet aussi de réduire les espaces inutilisés dans la chambre de combustion. Un point technique essentiel si Toyota veut miniaturiser une technologie historiquement pensée pour des applications bien plus volumineuses. Sur le papier, l’approche est ingénieuse. Dans les faits, elle reste très expérimentale.
Il faut préciser que les turbines ne sont pas totalement nouvelles dans l’industrie automobile. Chrysler avait déjà tenté l’aventure dans les années 1960 avec des prototypes capables de fonctionner avec plusieurs types de carburants. L’expérience avait fasciné, mais elle s’était heurtée à des limites majeures (consommation très importante, chaleur d’échappement très élevée et difficultés d’usage au quotidien). Si Toyota veut aller plus loin, il devra donc prouver que l’hydrogène permet de dépasser ces obstacles.
Mais ce brevet montre surtout l’entêtement du constructeur japonais à chercher d’autres voies que le tout-électrique. Toyota vend bien quelques modèles électriques, mais il continue de défendre l’idée qu’une seule technologie ne suffira pas à décarboner le secteur automobile. La persévérance de la firme nippone dans cette voie en direction de l’hydrogène s’est jusqu’à présent soldée par un échec. Sa Mirai n’a clairement pas atteint les objectifs espérés. Le réseau de distribution de ce carburant pose également problème.
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« Que tout le monde passe à l’électrique, c’est ma plus grande crainte » : le cri du cœur du patron de ToyotaD’une certaine manière, on peut considérer que Toyota a raison de ne pas abandonner ses recherches sur l’hydrogène. Mais à force de multiplier les pistes technologiques, le numéro un mondial donne aussi l’impression de repousser le moment où il devra vraiment affronter la transition électrique de masse. Et cela ne saurait tarder !
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