BYD s'attaque aux influenceurs qui « mentent » à propos de ses voitures électriques

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En Chine, le géant automobile BYD a décidé de ne pas se laisser faire face aux influenceurs qui diffusent de fausses informations sur ses véhicules électrifiés. Le constructeur a même obtenu gain de cause devant la justice !

BYD serre la vis contre les rumeurs

Dans un marché chinois de la voiture électrique devenu ultra-concurrentiel, la bataille ne se joue plus seulement dans les usines, les bureaux de R&D ou sur les prix. Elle se déroule aussi sur les réseaux sociaux… Un terrain d’expression particulièrement sensible, où certains comptes spécialisés dans l’automobile peuvent peser lourd dans l’opinion. BYD estime que plusieurs influenceurs, ou créateurs de contenus, ont franchi la ligne rouge en diffusant de fausses informations sur ses modèles et ses technologies.

Justement, le constructeur chinois vient d’obtenir plusieurs décisions favorables devant la justice. Les comptes visés étaient accusés d’avoir publié des propos diffamatoires ou trompeurs sur la « qualité » de ses véhicules électrifiés, des « performances inférieures à celles annoncées », les « chiffres de ventes » ou encore à propos de « données financières ». Selon BYD, ces accusations ne relevaient pas de simples critiques, mais de déclarations présentées comme des faits. Sauf qu’à chaque fois, il n’y avait aucune preuve.

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Des sanctions viennent d’être prononcées. Le compte « Tiger Wolf Talks Cars » a notamment été condamné à verser 210 000 yuans de dommages et intérêts, soit environ 27 000 euros. Deux autres comptes, « Zhengren Talks Cars » et « Solid-State Batteries Are Here », devront chacun payer 100 000 yuans, soit près de 13 000 euros. D’autres influenceurs ont également été sanctionnés, avec des amendes allant de 85 000 à 55 000 yuans. Au total, 550 000 yuans de sanctions (71 000 euros) ont été exigées.

Les tribunaux chinois ont aussi imposé des démentis publics. Pour BYD, l’enjeu est réputationnel. Avec cette victoire, le groupe de Shenzhen envoie un signal à tous ceux qui tentent d’exploiter la défiance autour des voitures électriques pour générer de l’audience.

Des récompenses pour les lanceurs d’alerte

Et BYD n’est pas un cas isolé. Selon CarNewsChina, plusieurs marques chinoises dénoncent depuis plusieurs années des campagnes de dénigrement. Elles sont parfois alimentées par des comptes anonymes ou des créateurs de contenus très suivis. BYD a même mis en place un programme de récompense pour les lanceurs d’alerte capables de démanteler des campagnes organisées. Le montant des primes est assez hallucinant. Cela va de 50 000 à 5 millions de yuans, soit environ entre 6 500 et 645 000 euros.

Attention, cela ne signifie pas que les critiques envers BYD sont interdites, encore heureux. Comme tout constructeur, la marque peut évidemment être interrogée sur la fiabilité et les performances de ses véhicules. Nous avions nous-mêmes relayé des informations sur les tarifs gonflés « de manière injustifiée » des véhicules électriques de BYD en Europe. Cela montre en tout cas le rôle de plus en plus important des influenceurs auto et des médias spécialisés dans la perception (et la réputation) des marques.

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