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Bienvenue dans Regen, le nouveau rendez-vous dominical d’Automobile Propre qui revient sur les actus marquantes de la semaine. Si vous avez raté des trucs, c’est le moment pour une séance de rattrapage.
Ces deux-là, on ne les avait pas vues venir, et elles sont toutes les deux signées MG. Tout d’abord une (déjà !) toute nouvelle version de la MG4, qui — si toutefois elle arrivait un jour en Europe — confirmerait que MG s’intéresse toujours à ce créneau malgré ses déboires avec les taxes qui ont brisé net la belle dynamique des ventes du modèle précédent. Cela étant, quand on voit la tristesse et la banalité de la ligne de cette nouvelle MG4, on se demande s’il y a encore un designer dans la salle. À moins que celui-ci se soit concentré exclusivement sur la très sympathique Cyberster, dont une version propulsion, moins chère et avec plus d’autonomie, vient compléter la gamme.
Mais ces deux MG ne sont pas les seules annonces de la semaine. On a même droit à une petite rafale avec le BYD Sealion 5, qui montre au passage que le géant chinois est capable de sortir de nouveaux modèles à un rythme, comment dire… soutenu. Autres nouveautés de la semaine, la Mazda 6e, déjà récemment présentée, mais dont on connait désormais les prix, et le Lexus RZ 550e F Sport, avec boîte de vitesses à 8 rapports et sons de moteur thermique à la sauce Ioniq 5 N. Côté restylage de l’existant, on retiendra la nouvelle Renault Espace hybride (ce petit fumet de voyage dans le temps avec l’association de ces 3 mots) et celui du Toyota bZ4X, dont j’ai définitivement renoncé à mémoriser le nom à consonance de robot de Star Wars.
BYD fait aussi parler de lui dans cette rubrique, mais pour une autre raison. Le constructeur chinois serait, en effet, soupçonné d’avoir bénéficié de subventions déloyales de la part de son gouvernement pour l’installation d’une usine en Europe. Audi, toujours dans la sauce avec l’électrique malgré une gamme qui s’étend avec de nouveaux modèles apparemment assez bien nés, supprime 7500 emplois et se recentre sur l’hybride rechargeable. Cela doit être un peu fatiguant d’être commercial chez ce genre de marque en ce moment…
Côté flops, l’histoire surréaliste de Fisker et de ses malheureux clients abandonnés en rase campagne continue d’alimenter la chronique des rendez-vous ratés du VE, alors que l’ignoble Cybertruck, déjà pas au mieux de sa forme côté ventes, ne semble de surcroît pas aussi solide que cela, pendant que sa petite sœur fait le bonheur des sites de petites annonces, et que les allemands ne semblent plus très attirés par la marque (même si les chiffres du sondage ont évolué depuis cet article).
D’autre part, si l’on se penchait sur le calendrier, on dirait bien que 2030 est le nouvel horizon pour les marques qui ont un peu raté le premier train de l’électrique, n’est-ce pas Toyota et Seat ?
Sinon, tout va bien pour Xiaomi, merci.
Grosse actu aussi de ce côté, avec d’abord le lancement de la nouvelle offre d’abonnement d’Electra, une jeune entreprise qui continue à montrer un certain savoir-faire non seulement dans la recharge, mais aussi dans la communication, avec une annonce qui met l’accent sur la facilitation de la recharge pour les urbains en habitat collectif. Malin.
Mais la grosse annonce choc de la semaine et certainement celle de BYD, qui secoue une fois de plus le secteur avec cette promesse d’une recharge de 400 kilomètres en 5 minutes (même s’il y a un petit astérisque) et le déploiement de son propre réseau de superchargeurs. Je ne sais pas si on se rend bien compte de la dinguerie que nous sommes en train de vivre avec le secteur de l’électromobilité, la première révolution industrielle et technologique qui ne provient ni des USA ni de l’Europe, même si Tesla a encore de solides arguments à faire valoir de ce point de vue, et pas seulement sur ses bornes de recharge.
À propos de santé des batteries, belle initiative (mais quoi de plus normal en fait ?) d’Autosphère qui affiche désormais un diagnostic maison sur ses annonces de voitures électriques d’occasion. Je sais, parfois, on s’enflamme un peu sur des trucs qui devraient être la norme, en fait.
Aviloo est une start-up autrichienne dont les fondateurs ont vite compris en roulant électrique qu’un dispositif de diagnostic objectif et détaillé de l’état de santé de la batterie allait devenir indispensable au fur et à mesure du développement du marché de l’occasion. L’entreprise propose toute une palette de services, notamment aux professionnels, pour établir un diagnostic, et vient de conclure un partenariat avec Autosphère en France.
À ce sujet, si vous œuvrez dans le domaine du digital et que vous développez une offre logicielle innovante pour le secteur de la mobilité automobile électrique (logiciel, application mobile, SaaS, etc), contactez-moi afin de figurer dans cette rubrique.
Et si les déchets en plastique se transformaient en carburant ? C’est le pari de l’entreprise monégasque Romano Energy.
Pendant ce temps, Iveco, en partenariat avec Stellantis, et Farizon, filiale du groupe chinois Geely, présentent leurs nouvelles gammes d’utilitaires électriques, alors que le Néerlandais Milence déploie son réseau de « superchargeurs » haut débit pour poids lourds électriques, avec un premier corridor entre Lyon et Barcelone qui va permettre aux conducteurs de parcourir cette distance sans range anxiety.
Cette question me hante. Comment une marque comme Audi, qui était vue comme symbole de modernité et d’innovation, a-t-elle pu à ce point rater le virage vers l’électrique, alors qu’il semblait, vu de l’extérieur, qu’elle avait tous les atouts en main pour réussir brillamment ? Comment une marque devenue iconique en trois décennies a-t-elle pu être aussi rapidement dépassée par d’autres acteurs beaucoup plus agiles, y compris chez ses voisins proches (BMW, entre autres) ? En fait, ce n’est pas tant la qualité de ses modèles électriques qui pose question, que les hésitations et les reculades de la marque vis-à-vis de sa stratégie électrique. Y aurait-il un début d’explication à trouver du côté de sa clientèle traditionnelle, qui ne serait pas prête pour l’électrique (alors que celle qui l’est partirait chez Tesla, BMW… ou BYD) ? Cela étant, il est vraisemblable qu’une telle marque saura rebondir et s’adapter. Mais la construction d’une vraie gamme 100% électrique devient vraiment urgente, alors que l’on a ces derniers temps l’impression que ce n’est plus une priorité, malgré la sortie d’une gamme A6 au demeurant assez attirante.
Voilà, c’est tout pour aujourd’hui de mon côté. À dimanche prochain pour un nouveau numéro de Regen !
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"Lexus RZ 550e F Sport, avec boîte de vitesses à 8 rapports et sons de moteur thermique" Comme quoi la stupidité humaine n'a pas de limites.
Éric.Dupin
On en sait plus sur les sondages qui ont bougé en Allemagne sur la volonté des Allemands d’acheter des Tesla ou pas
Lorsque j’ai lu cette fraction de commentaire entre parenthèse, mon attention a été attirée. Et nous avons aujourd’hui
Et ce n’est pas rassurant du tout
« Un sondage d’opinion sur la popularité de Tesla a-t-il été manipulé en Allemagne ? La question se pose après un étrange revirement de situation outre Rhin. T-Online, un média allemand, a demandé à ses lecteurs de répondre à une question simple : comptaient-ils toujours, oui ou non, acheter une Tesla dans les prochains mois ? … En Allemagne, les ventes de Tesla en Allemagne ont chuté de 70 % au cours des deux premiers mois de l’année, le constructeur étant pénalisé par l’ingérence de son patron dans les élections locales, et son soutien au parti d’extrême droite allemande AfD.
Dans un tel contexte, T-Online a organisé un sondage sur son site. Une semaine après sa publication, les premiers résultats sont tombés : plus de neuf personnes interrogées sur 10 ne comptaient pas acheter une Tesla prochainement.
S’il n’avait pas lieu de tirer des conclusions, le sondage étant ouvert à tous les internautes qui passaient sur son site sans de plus amples vérifications et sans limitations, ces données ont été publiées sur X, un réseau social qui appartient aussi à Elon Musk.
253 000 votes provenaient de deux adresses IP aux États-Unis
Et à partir de là, la donne n’a pas seulement changé : la tendance s’est totalement renversée, rapporte le média allemand. Car quelques jours plus tard, c’est finalement 7 personnes interrogées sur 10 qui ont déclaré qu’elles envisageraient au contraire d’acheter une Tesla. Il faut dire que le nombre de participants au sondage avait explosé : il est passé de 100 000 à plus de 467 000, avec une majorité de répondants étant en faveur de Tesla. Ses deuxièmes résultats ont d’ailleurs été relayés par Elon Musk en personne sur le réseau social X, explique T-Online sur son site.
Si les pro-Tesla ont pu se mobiliser après la parution des premiers résultats sur les réseaux sociaux, ce retournement de situation, qui s’est produit dans un laps de temps très court, a intrigué le média, qui a enquêté sur le sujet. Selon ses conclusions, près de 253 000 votes provenaient de… deux adresses IP localisées aux États-Unis. En d’autres termes, il y a bien eu manipulation du sondage, qui a été totalement interrompu. »
Le marqueur du poutino-trumpisme est la manipulation des foules. Et le muskovisme en est un des acteurs les plus actifs.
Et il n’y a qu’à voir la brutale volatilité à la hausse des cours boursiers de la marque de ces dernières heures, qui ne repose sur rien de concret en terme de perspectives.
Tout cela semble révéler des méthodes douteuses qui vont bien à delà du seul cas de Tesla mais pourrait concerner l’ensemble de l’information sur à peu près tous les sujets de la société.
https://www.01net.com/actualites/tesla-quand-un-sondage-negatif-devient-positif-grace-a-des-bots-pilotes-depuis-les-etats-unis.html?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR0BK3hizLl3LEAvBfdBXF7nkXevF9qpxzdy1C2PuCdZemFr8QCyJeEtJjY_aem_WrHCPIROZod7_fI9P6DY5Q