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En 2026, l’achat d’un véhicule électrique neuf en Belgique sera assorti d’une contribution environnementale destinée à financer la collecte et le recyclage des batteries de traction. Variable selon le poids et la technologie de la batterie, cette mesure vise à anticiper la montée en puissance des batteries en fin de vie sur le marché belge.
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, l’achat d’un véhicule électrique neuf en Belgique s’accompagnera d’une nouvelle ligne sur la facture. Une contribution environnementale sera désormais demandée afin de financer la collecte et le recyclage futurs des batteries de traction. L’annonce a été faite par Febelauto, l’organisme chargé de la gestion des véhicules hors d’usage et des batteries de véhicules électrifiés.
Cette contribution concernera l’ensemble des véhicules électriques, hybrides et hybrides rechargeables neufs commercialisés en Belgique. Elle ne se limite pas aux voitures particulières : sont également visés les camions, camionnettes, bus, motos, ainsi que les batteries et modules remplacés dans le cadre du service après-vente.
Le montant de cette contribution dépendra à la fois du type de batterie et de son poids. Pour les batteries de propulsion pesant 40 kg ou moins, la contribution sera fixée à 5 ou 10 euros. Le tarif le plus bas s’appliquera aux batteries LFP (lithium fer phosphate), tandis que les batteries NiMH (nickel-métal hydrure), NMC (nickel-manganèse-cobalt) et autres technologies seront soumises au montant supérieur. À mesure que le poids de la batterie augmente, la contribution grimpera aussi. Pour les batteries dont le poids est compris entre plus de 350 kg et 1 000 kg, elle atteindra 50 ou 100 euros selon la chimie utilisée.
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Cette batterie chinoise bat des records de densité et ce n’est pas finiSelon Febelauto, cette nouvelle contribution vise à garantir, sur le long terme, un traitement sûr et respectueux de l’environnement des batteries de véhicules électrifiés. Si les volumes de batteries en fin de vie restent encore relativement modestes aujourd’hui, la tendance est clairement à la hausse. L’organisme souligne que la majorité des véhicules électriques en circulation n’ont pas encore atteint la fin de leur cycle de vie et que les batteries affichent une durée d’utilisation importante.
Les chiffres montrent néanmoins une accélération rapide. Le volume de batteries de véhicules électriques usagées collectées est passé de 31 585 kg en 2021 à 412 400 kg en décembre 2025, soit une augmentation de près de 1 200 % en quatre ans. Une évolution qui illustre la montée en puissance progressive de la filière du recyclage, à mesure que le parc de véhicules électrifiés vieillit.
Depuis 2018, Febelauto est responsable de l’organisation de la reprise, du traitement et du recyclage des batteries de véhicules électriques pour les voitures particulières et les camionnettes légères, aussi bien en Belgique qu’au Grand-Duché de Luxembourg. Avec cette contribution environnementale, la Belgique anticipe donc l’arrivée massive des batteries en fin de vie, un enjeu clé pour la durabilité de la mobilité électrique.
Source : rtbf.be
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encore une …. Est-ce que les ventes de thermiques pendant un siècle ont financé le recyclage des pots catalytiques et filtres à particules ? La batterie ayant en elle même des métaux ayant une valeur … la filière se finance ainsi. Faire cette mesure renchérirait la prix des VE et freine la transition. Mauvaise idée…
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Taxer le recyclage de quelque chose qui a encore une grande valeur, soit en tant que batterie stationnaire, soit pour la récupération des métaux, il fallait la faire celle là… bravo…
Pour répondre à un des commentaires ci-dessous, c’est incomparable avec le recyclage des produits électroniques qui eux n’ont aucune valeur en fin de vie, et où là une taxe recyclage a du sens.
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C'est la même chose en France. Cette taxe s'appelle "l'Eco-participation".Elle concerne en particulier les appareils électroniques, l'électro-ménager, les meubles, les emballages et certains équipements de jardinage. Théoriquement, les sommes récoltées(1,5 milliards d'€ en 2021) sont versées par des organismes agréés comme Eco-Embalage ou Eco-Mobilier.
La mise en place de cette Eco-Participation impose aux revendeurs de reprendre gratuitement l'ancien équipement soit au magasin soit sur le lieu de livraison.
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