Recyclage ou seconde vie : quelle est la meilleure option pour les vieilles batteries électriques ?

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Les batteries contiennent des matières premières précieuses qui peuvent être recyclées. Mais il est aussi possible de les réutiliser sans grandes modifications dans des systèmes de stockage stationnaires. Alors, quelle est la meilleure option ? Une équipe de scientifiques s’est penchée sur la question.

Au fil des années, les véhicules électriques se démocratisent. Cette transition dans l’histoire de l’industrie automobile soulève une question cruciale : que faire des batteries en fin de vie ? Une équipe de chercheurs a comparé deux voies possibles : le recyclage des matières premières et la réutilisation dans des systèmes de stockage stationnaires.

Deux options crédibles pour les batteries usagées

On constate que les deux options présentent des avantages. Le recyclage permet de récupérer des matériaux stratégiques comme le lithium, le cobalt ou le nickel, nécessaires à la fabrication de nouvelles batteries. Cette stratégie réduit la dépendance aux mines, souvent polluantes, et à certains pays fournisseurs comme la Chine.

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Mais il y a une autre voie possible qui consiste à donner une seconde vie aux batteries usagées. En effet, celles-ci peuvent encore servir pendant plusieurs années pour stocker de l’énergie solaire ou éolienne dans un logement ou sur un réseau électrique. D’ici 2030, cette réutilisation pourrait répondre à la totalité des besoins en stockage stationnaire.

Sur le plan climatique, l’avantage est net. La réutilisation permettrait d’économiser davantage de gaz à effet de serre que le recyclage : 55,8 millions de tonnes de CO₂ équivalent évités contre 48,3 millions selon l’étude. Mais faut-il vraiment trancher ? Les chercheurs plaident pour une approche combinée : réutiliser quand c’est possible, recycler ensuite.

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rv45bisil y a 9 mois

À bon il n’y aurait que les pays richent qui peuvent que se payer des VE! Mais alors l’Ethiopie est un pays riche, tant mieux pour eux. C’est une blague j’espère. 😉 Non les pays qui achètent des électriques sont des pays que je qualifierais d’intelligents. Surtout ceux qui ne sont pas producteurs de pétrole où de gaz. Et pour les pays producteurs de pétroles qui achètent des VE. Ils sont encore plus malin.
Les dépenses faitent en pétrole sont stupide et à fond perdu . Mais comme l’article le souligne sur deux points investir sur les VE permet deux choses fondamentales pour les années à venir :
1) investir sur des moyens de stockage et d’équilibre en électricité
2) deuxièmement se procurer des matières recyclables de premier niveau

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rv45bisil y a 9 mois

Les deux mon colonel!

Dans un premier temps où en même temps c’est aussi l’intérêt du V2H et V2B. Mais encore faut-il le développer et en France. Oui à un certain moment. Le stockage stationnaire puis le recyclage. Comme je l’ai vu ci-dessous c’est une évidence on peut encore se poser la question pourquoi se la posse t on?

Il y a que les lobies du recyclages qui ne veulent pas voir l’utilisation en stationnaire. Pour avoir plus de matière le plutôt possible. Mais c’est idiot

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CerveauAChargeLenteil y a 9 mois

Je vois surtout cette stratégie comme un moyen de transformer une faiblesse en force.

Les pays riches sont ceux qui ont le plus de moyens pour acheter de l'électrique, mais pas les ressources minières pour produire eux-mêmes.
Ils doivent donc acheter des véhicules (ou au moins leur batterie) aux pays qui disposent de ces ressources, mais pas forcément du marché intérieur pour écouler toute leur extraction.

Plutôt que de rester dans un cycle de dépendance, les pays riches peuvent s'en affranchir en conservant les batteries achetées, plutôt que les redonner à leur fournisseur d'origine (ou les balancer dans la mer).

De façon plus concrète : on laisse la Chine se polluer elle-même à construire nos batteries, que l'on achète puis que l'on garde pour nous à destination de nos seuls usages futurs. Les minerais extraits restent donc dans notre pays, sans que l'on ait eu à les extraire nous-mêmes (et à les conditionner). La Chine se garde la pollution liées aux matières premières (des coûts en plus) et ses mines qui se vident petit à petit (des recettes en moins).

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