La suite de votre contenu après cette annonce

La révolution des batteries solides n’est pas pour tout de suite. C’est le message principal de la conférence mondiale tenue sur le sujet à Yibin (Sichuan). Malgré tout, certains constructeurs veulent en proposer dès l’année prochaine
La Chine est de loin le leader mondial de la production de batteries, avec 786 GWh produits sur les neuf premiers mois, dont 129 exportés. Le pays a mis en place l’année dernière une plateforme pour rassembler les différents acteurs afin de favoriser le développement des batteries solides, et conserver sa place de numéro un avec le changement de technologie.
Néanmoins, à l’occasion de la World Power Battery Conference à Yibin (Sichuan), le discours était bien plus prudent qu’à l’habitude. Les intervenants ont multiplié les messages évoquant une commercialisation à grande échelle en 2030, ou au-delà. Un discours partagé à la fois par Wu Chengwin, vice-président de la plateforme coopérative, Yan Hongxin, patron de Svolt, Deng Chenghao, vice-président de Changan ou Wan Gang président de l’association chinoise des Sciences et des Technologies. Officiels, producteurs de batteries, constructeurs automobiles et scientifiques parlent donc d’une même voix.
À lire aussi
Batteries solides : la Chine régule les appellations pour éviter les piègesCe discours coïncide parfaitement avec celui de Li Yunfei. Le responsable des relations publiques de BYD confirmait quelques jours plus tôt au salon de Tokyo l’engagement du constructeur sur la technologie LFP. Une technologie qui a encore des marges de manœuvre et qui présente des avantages en matière de sécurité.
Sécurité, le mot est lâché. Réglementation sur les incendies de batteries, les aides à la conduite, les poignées de portes, les performances des véhicules... Pékin veut rassurer les consommateurs et éviter toute psychose. On tempère donc sur les batteries solides, pour lesquelles l’erreur est interdite. Un lancement précipité et mal géré pourrait handicaper le développement de la technologie sur le marché intérieur.
Cela dit, nous ne parlons ici que du lancement en grande série. Quelques modèles pourront accéder à la technologie avant les autres. Ils feront figure de tests, de démonstration de savoir-faire et d’affirmation du type « on est les premiers ». Ainsi, Dongfeng a confirmé lors de la même conférence internationale le lancement fin 2026 d’une batterie solide avec une densité de 350 Wh/kg. Son unité de production pilote, avec une capacité de 0,2 GWh, est opérationnelle. Le constructeur évoque une autonomie de plus de 1000 km, une bonne résistance au froid comme au chaud. L’étape suivante vise 500 Wh/kg.
Il a dans le même temps présenté sa plateforme Mach Super-kV avec une architecture 1200 V et une puissance de charge maximale de 2 MW. De quoi gagner 2,5 km d’autonomie par seconde de charge selon Dongfeng.
Le meilleur d'Automobile Propre, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques voiture électrique, voiture hybride, équipements & services et bien d’autres
S'inscrire gratuitement
En 2 ans le lancement de la techno est repoussée de 5 ans. Donc il y a un pb : mise au point ? Fiabilité ? Peu d'avantages vu du client ? Coût trop élevé ?
La dernière vraie innovation batterie a 5 ans : le LFP. 20% plus lourd mais 30% moins cher. Intérêt évident. Ça n'a pas pris 5 ans pour percer... Enfin si : dans les usines Européennes parce qu'on n'avait rien compris mais en Chine ou chez Tesla ...
3
Moi 600/700 wltp avec 10/15 minutes de 10 a 80% me suffit bien largement. Je n'ai pas besoin de plus et ça existe deja 😀😀😀😀😀😀. Maintenant rendons les prix des VE raisonnables et la recharge DC accessibles aux plus grands nombres surtout.
3
Pas besoin d'atteindre la densité énergétique du kerozène pour obtenir les mêmes performances car on extrait qu'un tiers pour faire tourner les réacteurs.
3000 Wh/kg suffiraient mais on n'est pas encore là...
2