Après Covid-19 : des vacances taillées pour les voitures électriques ?

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Effectué début juin dernier par OpinionWay pour le compte de Norauto, « Les Français sur la route des vacances » est un sondage qui met en avant une volonté de vivre des séjours moins longs, moins lointains, et plus tranquilles. L’idéal pour les voitures électriques ?

Une question d’autonomie et de recharge

Pour nombre d’automobilistes encore, le passage à la voiture électrique bloque en raison des plus longues distances à parcourir pendant les vacances. Avant de franchir le pas, ils ressentent le besoin d’une meilleure autonomie et/ou d’un réseau national de recharge efficace et toujours disponible. Alors que le rayon d’action est en perpétuelle progression, dépassant de plus en plus les 300 kilomètres utiles, les bornes de recharge rapide sont toujours insuffisantes, avec même un couloir autoroutier majeur défaillant.

En 2020, à la suite de la crise sanitaire du coronavirus, les automobilistes français sont nombreux (29%) à vouloir réduire la distance qui séparera leur domicile de leur destination ainsi que leur vitesse moyenne. Au point que les modèles actuels de compactes et polyvalentes électriques sont tout à fait capables de réaliser les trajets.

Les usagers de la voiture individuelle sondés sont d’ailleurs 11% dans le panel (échantillon de 1.042 personnes de 18 ans et plus sélectionnées selon la méthode des quotas : sexe, âge, CSP, lieu de résidence) à indiquer un changement de véhicule pour un modèle (électrique, hybride) plus respectueux de l’environnement.

Bulle protectrice

L’avion, l’autocar et le train n’ont vraiment pas la cote cette année pour se rendre sur son lieu de villégiature. Les personnes interrogées sont 87% (77% en premier choix) à privilégier la voiture – celle du foyer très majoritairement (70% en premier choix) – qui apparaît comme une bulle protectrice contre le virus toujours en progression dans l’Hexagone.

Au final, 49% des sondés s’inquiètent plus que d’habitude pour leur santé en optant pour les « options de déplacement les plus protectrices », mettant en avant « la distanciation grâce à un véhicule individuel, le port du masque et la limitation de la fréquentation de zones publiques ». C’est sans doute pourquoi le covoiturage reste à une place marginale (4% en premier choix).

A ces barrières s’ajoutent des incertitudes sur le fonctionnement des transports en commun cet été : réouverture des aéroports, suppression de trains, etc. Les provinciaux (90%, contre 75% pour les Franciliens) et les 50-64 ans (91%) sont les catégories les plus attachées à l’utilisation de la voiture individuelle.

Moins vite, moins cher

Tout aussi compatibles avec les voitures électriques – les privilégiant même souvent -, sont les autres choix que pensent effectuer davantage les Français cette année pour leurs vacances estivales : moins coûteuses (routes sans péages, mode de transport le moins cher) pour 30% du panel, plus respectueuses de l’environnement (25%), et plus de liberté (besoin d’autonomie de déplacement grâce à un véhicule individuel).

Pour 26% des personnes interrogées, les vacances seront constituées de « journées par-ci- par là », dans un rayon de moins de 100 kilomètres autour du domicile. S’y ajoutent 38% de Français envisageant partir à moins de 500 km de la maison (16% pour de longs week-ends, 22% pour une coupure d’au moins une semaine complète). Au final, en dépassant la seule catégorie des automobilistes, les sondés estiment à 32% qu’ils partiront moins loin cet été.

Petit plaisir principal mis en avant cette année (35%) : « Un pique-nique dans la campagne », pour se sentir rapidement en vacances « dans un coin tranquille ou un point de vue ».

Equipement 2020

Si les équipements habituels pour bien se sentir en congé restent aux premières places du sondage OpinionWay pour Norauto (de quoi écouter la musique = 45%, en chute de 13 points ; Une glacière remplie de bonnes choses = 41%, stationnaire ; Une application pour éviter les bouchons ou erreurs de trajet = 39%, en baisse de 8 points), disposer de masques de protection et de gel hydroalcoolique débarque dans le classement (34%) à la 4e position, avant le pare-soleil, des jeux, et le coffre sur le toit.

Enfin, 55% (41% modèle classique ; 14% avec assistance électrique) des Français ont prévu de faire du vélo. Le recours à la location est envisagé principalement pour ceux (1 sur 2) qui pratiqueront le VAE, contre 1 sondé sur 6 adepte des modèles purement mécaniques.

Avis de l'auteur

Tout le monde connaît les limites des sondages. Sur celui-ci, il existe un risque élevé que les chiffres bougent. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'enquête a été effectuée dans les premiers jours de juin, alors que le déconfinement en était encore dans sa première phase. Un grand nombre de Français avaient des idées très arrêtées sur ce qu'ils feraient à la sortie de cet épisode sanitaire. Dans les faits, on observe déjà un fort émoussement de cet élan. Sauf pour l'acquisition de véhicules électriques qui sont portés par les aides de l'Etat. Quelques choix judicieux auraient pu être ajoutés concernant les habitudes des Français pendant les vacances. Penser au pique-nique est une bonne chose. Cette idée aurait pu être complétée par l'envie, par exemple, de s'arrêter en cours de route afin de visiter un musée ou tout autre point d'intérêt. Idem avec l'achat de voitures plus vertueuses pour l'environnement. Il aurait été intéressant de fouiller un peu les différentes architectures qui intéressent les automobilistes français juste avant les vacances estivales. Quoi qu'il en soit, les projections mises en avant par ce sondage montrent que la voiture électrique pourrait d'ores et déjà s'imposer pour vivre les vacances, simplement en les rendant plus simples.  

Philippe SCHWOERER

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oizeil y a 6 ans

Sincerement , quelle est votre reflexion quand les Allemands achete des ZOE ou de bon crus Francais ?ce sont tous des traitres a leurs nations.les un qui vendent aux etrangers les autres qui achetent etrangers ....j'espere que vous n'etes pas motard ....

CLINMIROil y a 6 ans

80 stations IONITY, pourquoi pas, mais ce n'est pas et ne sera pas l'équivalent de TESLA... TESLA c'est 63 stations mais 400 bornes soit de 8 à 16 bornes disponibles à chaque station située sur un trajet important en passage, et quelques stations de 4 ou 6 bornes... IONITY c'est aujourd'hui 46 stations avec de 4 à 6 bornes CCS sauf exceptions (infos gouvernement)... et comme tous les VE équipés CCS, soit une grande partie de tout ce qui n'est pas TESLA, vont forcément se ravitailler là, bonjour les attentes...
Conclusion, constat comme tout le monde, acheter TESLA...

Liber38il y a 6 ans

La bonne nouvelle en France c'est la reprise des travaux de bornes Ionity après 8 mois d'arrêt (depuis oct 2019).
Bizarre que personne sur AP n'ait souligné ni étudié ce sujet : pourquoi Ionity a arrêté de lancer des travaux en France entre oct 2019 et juin 2020. Pb de financement ? Attente de ralliement des constructeurs Français ? Doute sur la stratégie ? et pourquoi ils re démarrent ?

A ce jour en France 46 stations Ionity en fonctionnement + 9 en construction : l'objectif de 80 stations fin 2020 (soit l'équivalent de Tesla) semble toujours tenable.

Rappelons que EDF - honte nationale - a arrêté en mars 2020 90% des 200 stations Corridoor du jour au lendemain sans communiquer sur leur remplacement ni re démarrage.
Rappelons que Ionity est un consortium Allemand : ce sont les Allemands qui développent aujourd'hui le seul réseau de recharge Français après le réseau Tesla (Américain) : quelle humiliation !

Le silence des constructeurs Français, de EDF et de l'Etat est confondant : y a-t-il un pilote dans l'avion ?
AP, pourriez vous faire un article en allant interviewer les patrons des 5 entités EDF, PSA, Renault, Ministre écologie, ionity.
"Comment voyez-vous le développement du réseau superchargeurs en France dans les 3 prochaines années ?"
Et ne vous contentez pas de réponse idiote du Secrétaire d'Etat style "nous allons créer 100 000 bornes en 3 ans" sans le moibndre financement ni plan.

Comment l'Etat peut-il allouer aujourd'hui autant de crédits à l'achat de VE (primes primes primes ...) et aussi peu s'investir sur le réseau de recharge ? Mystère. Et dire qu'en moyenne les gars qui prennent ces décisions sont des bac + 10 ...

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