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Coup dur pour Alpine ! Quelques mois seulement après sa commercialisation, l’A390 fait l’objet d’une campagne de rappel.
Présentée en mai 2025 comme le deuxième modèle électrique de la nouvelle gamme Alpine, l’A390 voit ses premiers mois sur le marché perturbés par un défaut de fabrication… Une campagne de rappel vient d’être publiée sur le site Rappel Conso.
La procédure concerne des exemplaires identifiés entre le 22 octobre 2025 et le 25 mars 2026. Selon la fiche, le défaut touche le « softnose », autrement dit la partie supérieure du pare-chocs avant. Les points de soudure qui relient son enveloppe extérieure à sa doublure intérieure ne seraient pas suffisamment robustes. Le site gouvernemental précise que le risque apparaît surtout lors d’une conduite à vitesse élevée. Les soudures pourraient « céder » et « provoquer le détachement d’une partie du pare-chocs ».
Un tel incident pourrait surprendre le conducteur, mais aussi créer un obstacle pour les véhicules qui suivent. Les autorités évoquent donc un risque d’accident et de blessures pour les occupants comme pour les autres usagers de la route.
Les propriétaires concernés sont invités à prendre contact avec un concessionnaire Alpine. La fiche officielle ne précise toutefois ni le nombre de voitures rappelées en France, ni la nature exacte de l’intervention prévue. Il pourrait s’agir d’un contrôle et potentiellement d’une réparation ou d’un remplacement de l’élément défectueux. Alpine devra surtout identifier rapidement les véhicules concernés et prévenir leurs détenteurs.
Ce défaut de fabrication vient compliquer un peu plus les débuts de l’A390, un modèle assemblé dans l’usine historique de Dieppe. Ce « sport fastback », comme le nomme Alpine, devait incarner la montée en gamme électrique de la marque au A fléché, tout en valorisant une chaîne de production davantage ancrée en France. Son lancement a toutefois été perturbé par les difficultés rencontrées par Verkor, le fournisseur de batteries initialement choisi pour équiper certaines versions.
La jeune entreprise grenobloise, qui exploite une gigafactory à Bourbourg près de Dunkerque, accuse selon Renault un retard de 18 mois. Le groupe détient 12 % de son capital et comptait sur ses cellules pour l’A390, une partie des Scénic électriques et le futur utilitaire FlexEVan. Face aux retards, Renault a dû se tourner vers des solutions alternatives auprès de LG. Le constructeur français estime également que les cellules de Verkor sont trop chères par rapport à des produits comparables…
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Renault hausse le ton face aux difficultés de ce fournisseur français de batteriesPour l’A390, ces contretemps fragilisent le récit d’un modèle électrique français, fabriqué en France et alimenté par des batteries françaises. Sans lien avec ce problème d’approvisionnement, le rappel du pare-chocs constitue quand même une difficulté supplémentaire pour un modèle dont le lancement a déjà été perturbé.
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