Conseiller de Donald Trump depuis son élection, Elon Musk a décidé de quitter son poste suite à la décision du Président Américain de rompre avec l’accord de Paris sur le climat.

Alors que la décision de Donald Trump de quitter l’accord de Paris sur le climat fait polémique sur la scène internationale, Elon Musk a décidé de cesser de conseiller le Président américain.



« Je quitte les conseils présidentiels. Le changement climatique est réel. Quitter Paris n’est pas bon pour l’Amérique et le monde » a réagi Elon Musk via son compte Twitter seulement quelques minutes après l’annonce du Président américain. Quelques jours auparavant, l’emblématique patron de Tesla avait déjà menacé de claquer la porte si l’Accord de Paris était rompu. Il n’est d’ailleurs pas le seul entrepreneur à quitter le navire. Bob Iger, le PDG de Disney, a pris la même décision.

Elon Musk avait intégré l’équipe de conseillers de Donald Trump juste après son élection. Largement critiqué sur cette décision, le patron de Tesla s’était justifié en expliquant qu’il était important d’être présent pour faire entendre des avis différents.

Et comme un signe de protestation et pour montrer que d’autres pays avancent sur le sujet, Elon Musk a publié deux autres tweets dans les heures qui ont suivi. Le premier sur les ambitions de la Chine en matière d’énergies renouvelables et le second sur l’objectif de l’Inde de ne vendre que des voitures électriques à l’horizon 2030.



La résistance s’organise

Alors que la décision de Trump a été largement critiquée, tant par les médias que les politiques du monde entier, une certaine forme de résistance s’organise aux Etats-Unis.

Dans les minutes qui ont suivi l’annonce du Président américain, les États démocrates des Etats de New York, Californie et Washington ont annoncé la création d’une « alliance pour le climat » et s’engagent à respecter les engagements de la COP21.

« Cette administration abandonne son rôle de leader et adopte un comportement d’observateur par rapport aux autres pays dans la lutte contre le changement climatique » dénoncent les gouverneurs des trois Etats concernés.

« Make America Great Again »

Sur la scène internationale, l’une des réactions les plus remarquées fut sans doute celle du Président français Emmanuel Macron qui s’est exprimé en anglais pour appeler le peuple américain à « Make our planet great again » (« rendre à notre planète sa grandeur »), paraphrasant le slogan « Make America Great Again » souvent lancé par Donald Trump et répété pas plus tard qu’aujourd’hui pour réaffirmer sa décision.

MAKE AMERICA GREAT AGAIN!

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 2 juin 2017

Des risques pour la voiture électrique ?

La fin de l’Accord de Paris risque t-il de freiner le développement de la voiture électrique aux Etats-Unis ? Pas certain car il ne faut pas oublier l’objectif premier de Donald Trump : favoriser l’industrie et la création de nouveaux emplois sur le sol américain. Et alors que Tesla s’apprête à employer des milliers de personnes au sein de sa Gigafactory, difficile d’imaginer le gouvernement aller à l’encontre de cette dynamique, d’autant que les différents Etats américains ont également la main pour favoriser la filière.

A l’échelle fédérale, l’un des risques principaux est de voir disparaitre l’aide de 7.500 $. Une hypothèse peu probable. Encore une fois, le dispositif profite essentiellement à des véhicules produits sur le sol américain. Côté R&D, c’est autre chose… L’agence américaine de l’environnement, l’EPA, qui finance de nombreux projets dont certains liés à la mobilité électrique est dans le viseur de l’administration Trump. Selon la proposition de budget 2018 du président, l’agence, qui emploie aujourd’hui 15.000 personnes, pourrait perdre 31% de ses financements et 3.200 employés l’an prochain….