Voitures électriques et hybrides rechargeables : les immatriculations de septembre en détails

Par Michaël TORREGROSSA

Avec plus de 6.000 nouveaux véhicules électriques et hybrides rechargeables immatriculés sur le seul mois de septembre, la France vient de franchir la barre des 250.000 véhicules branchés en circulation. Retour détaillé du mois écoulé grâce aux chiffres communiqués par l’AVERE France.

La ZOE et la Model 3 portent le segment VP

Avec 4201 immatriculations réalisées en septembre, la voiture électrique réalise son troisième plus gros mois de l’année. Représentant 2,42 % des ventes de voitures particulières neuves, le segment est porté par deux principaux modèles. Leader du secteur, la Renault ZOE totalise 1568 immatriculations et représente 37 % de parts de marché tandis que la Tesla Model 3 prend 25 % avec 1061 exemplaires écoulés.

Complétant le trio de tête, la Nissan Leaf arrive bien plus loin. Avec 298 unités écoulées, elle représente 7 % des ventes de voitures électriques. Elle est suivie de près par la BMW i3 (241) et le Hyundai Kona électrique (216).

Au cumul, ce sont plus de 30.000 voitures électriques qui ont été immatriculées dans l’Hexagone depuis le début de l’année. Par rapport aux quelque 20.000 immatriculations réalisées à la même période l’an dernier, le segment affiche une progression de 50 %. Représentant plus de 40 % des immatriculations, la ZOE s’est écoulée à près de 13.000 exemplaires au cours des neuf derniers mois. Elle est suivie par la Tesla Model 3 et la Nissan Leaf, respectivement immatriculées à 4802 et 2912 exemplaires.

Aller plus loin : toutes les immatriculations de voitures électriques en 2019

Volvo en tête des hybrides rechargeables

Avec un total de 1343 immatriculations enregistrées, l’hybride rechargeable a représenté 0,77 % des ventes de voitures particulières dans l’Hexagone en septembre.

Au classement, le Volvo XC60 arrive en première place avec 230 immatriculations. Le SUV suédois est suivi par la Mini Countryman hybride rechargeable et le Range Rover PHEV dont les immatriculations respectives s’élèvent à 156 et 126 unités.

A noter que le mois de septembre marque également les premières immatriculations de la nouvelle Peugeot 508 hybride rechargeable après celles des Audi Q5 TFSIe et Peugeot 3008 hybrides rechargeables réalisées en août.

Au cumul, ce sont plus de 11.700 véhicules hybrides rechargeables qui ont été immatriculés depuis le début de l’année. Dans le trio de tête, on retrouve le Mitsubishi Outlander PHEV (2425), le SUV Range Rover (1465) et le Volvo XC60 (1392).

Aller plus loin : toutes les immatriculations de voitures hybrides rechargeables en 2019

Un petit mois pour les utilitaires

En chute de 40 % par rapport au mois de septembre 2018, le segment des utilitaires électriques réalise l’un de ses plus mauvais mois de l’année avec 508 immatriculations enregistrées. En cause : le recul du Kangoo ZE. Ecoulé à seulement 234 exemplaires le mois dernier, l’utilitaire électrique de Renault recule de plus de 50 % par rapport aux près de 492 immatriculations réalisées en septembre 2018.

Classés en seconde et troisième position, le Nissan e-NV200 et la Renault ZOE VU totalisent respectivement 99 et 42 immatriculations.

Aller plus loin : toutes les immatriculations d’utilitaires électriques en 2019

Plus de 250.000 véhicules électriques en circulation

Avec l’ajout des chiffres du mois de septembre, la France vient de franchir la barre symbolique des 250.000 immatriculations. Une dynamique qui devrait encore se poursuivre avec l’arrivée massive de nouveaux modèles attendues en 2020 mais qui impose une simplification de certaines réglementations.

« Avec 50 000 nouvelles immatriculations enregistrées au cours des 12 derniers mois, la France vient de passer la barre des 250 000 véhicules électriques dont 200 000 100% électriques ! Si les chiffres sont bons, il est impératif d’accélérer la dynamique pour atteindre l’objectif du million de véhicules électriques en 2022. Nous ne pourrons y arriver qu’en simplifiant la recharge en copropriété. Si la loi d’orientation des mobilités va partiellement faciliter le déploiement des bornes de recharge, elle ne règle pas la question du résidentiel collectif » avertit Cécile Goubet, Déléguée générale de l’Avere-France.

Michaël TORREGROSSA

Passionné de technologies et d’innovations, Michaël s'intéresse aux véhicules électriques et hybrides depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, il élargit son spectre à l’ensemble des énergies alternatives (GNV, GPL, hydrogène, éthanol etc…) et à tous les enjeux liés à la mobilité.

Lire les commentaires

  • Moi je suis surtout étonné de voir des ventes de 508PHEV et 3008PHEV !!! elles sont réellement livrées à des particuliers ? à la rigueur la DS7 je veux bien y croire un peu mais les Peugeot ??? J'irai bien voir le concessionnaire pas loin pour rigoler un bon coup :-) pour au final lui demander aussi le délai pour la e-208 et vérifier quelques infos techniques... Pas beau le palmarès électrique pour les marques "Françaises"... (à part la Zoé qui date de 7 ans et quelques évolutions discutables depuis).
    On y croit pour 2020 et si les ventes montent et que c'est "la faute à l'Europe" alors ça m'ira, pour le moment c'est grimace.

  • je suis impressioné par les chiffres de la Zoé , tout le monde la critique pourtant c est la plus vendue . on connais le % de location par rapport a l achat ? idem pour la batterie histoire de clore le debat pro/contre locbat ? en totu cas c est un beau chiffre, surtout quand on sais que la remplaçante arrive .
    vivement les chiffre zoé2/e208 :) mais c est pas pour tout de suite

  • Et voilà 6000 fois 6000€ de donnés aux Bobos.....c’est pas grave comme disait Hollande ( non pas les pays au tuba)c’est l’Etat qui paye....et c’est pas fini

  • Tout écolo souhaite que le nb de VT diminue.

    Les chiffres des Tesla M, S et X et de la Zoe montrent une évidence : à prestation acceptable, moins un VE est cher, plus il se vend (de façon exponentielle).

    Et l'UE qui se donne comme objectif de baiser les émissions CO2 dans le transport ne devrait-il pas :
    - augmenter le prix des VT
    - baisser le prix d'entrée des VE

    Autant concentrer les aides sur les VE les moins chers et le réseau de recharge (Ionity).
    Par exemple :
    15 000 € d'aide aux VE à moins de 30 000 €
    10 000 € d'aide aux VE à moins de 35 000 €
    0 aux VE plus chers
    2000 € de taxe sur les PHEV
    5000 € sur les VT

    • 1. Il me semblerait préférable de continuer a augmenté progressivement d’année en année, le montant du malus sur les véhicules thermiques (VT), car au bout d’un certain nombre d’années, cela ferait que le véhicule thermique couterait plus cher qu’un véhicule électrique (VE) de gamme équivalente.

      2. L’argent récolté par le malus pourrait ensuite être investis dans des projets français / européens de Recherche et Debeloppement (R&D) visant développer et abaisser le coût lié aux véhicules électriques (recherche sur le batteries solides, électronique de puissance Silicon Carbide (SiC), moteur électrique avec efficience >95% moins lourd et moins cher,...) : ceci permettrait d’abaisser le prix de revient d’un VE, et donc de rendre le VE encore plus rapidement plus compétitif avec le VT

    • "Tout écolo souhaite que le nb de VT diminue."
      Pas seulement les écolos, mais aussi toute personne censée tournée vers l'avenir et les progrès pour le bien être du vivant à commencé par l'homme civilisé, et pas nostalgique des mécaniques anciennes.
      Le pétole n'a aucun intérêt dans notre société d'aujourd'hui (accroit le déficit de notre balance commercial, enrichi des pays dont les droits de l'homme sont bafoués et dont l'argent ne va dans les poches que d'une élite, source de pollution par son transport et sa consommation, moins performant à tout point de vu dans les moteurs qu'avec une source d'électricité, modifie le climat,...)
      Je n'arrive pas à comprendre qu'un Français puisse privilégier la motorisation thermique et critiquer l'électrique qu'il soit écolo ou simple bon citoyen.
      Je veux croire que nos compatriotes se tournent encore vers le thermique que pour 2 raisons:
      -Le prix d'achat d'un véhicule neuf.
      -La souplesse d'un long trajet en véhicule thermique sans le souci de refaire le plein.

      Je ne pense pas qu'il ne faille pas aider les VE les plus chers, car ils sont en concurrence avec les thermiques de luxe fortement pollueurs.
      Les PHEV sont des véhicules de transition qui peuvent pallier aux contraintes des longs trajets, et permettent de rouler en mode VE tous les jours.
      Pour les VE les moins chers, je serai plutôt favorable à l'octroi de crédits à taux zéro et sans condition de ressource (mais avec assurance tout risque, véhicule gagé), et pour des montants et des durées importantes (10 ans et 20000€) qui ne coutent pas très cher à l'état en ce moment.

    • C'est encore 35 de trop.

      Faire acheter ce genre de cochonnerie par son entreprise, ça devrait être de l'abus de bien social.
      Une entreprise paye un moyen de transport, elle n'a pas à payer les goûts de luxe de ses dirigeants.
      Made in TRUMP-LAND par dessus le marché !

    • voiture très chère , difficile , non, IMPOSSIBLE d'amortir son surcoût ; pareil pour 3008 et 508 PHEV
      tant mieux : va falloir vendre du vrai VE pour avoir des certificats CO2 et éviter les mégas amendes de Bruxelles :)

    • Le chiffre de vente de DS7 PHEV est effectivement très bas (13) mais semble etre 13 fois plus important que celui de la 3008PHEV... Il faut sans doute attendre un peu pour tirer des conclusions. Mais ces voitures sont sans doute trop chères...

  • Est ce que l'on va enfin avoir le détail des ventes de la Zoe pour savoir si ce chiffre mirobolant n'est pas une "fake news" en raison du rajout des achats des collectivités locales et des ministères?
    Ca commence à être lourd...

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