Laissant de nombreux utilisateurs de véhicules électriques sur le carreau depuis leur désactivation fin juillet, les bornes Autolib vont reprendre du service. Anne Hidalgo a annoncé la réouverture de 1000 des 6200 bornes du réseau dès le 1er décembre.

Les pires scénarios étaient imaginés : des années d’attente avant la remise en service des bornes Autolib, un long et coûteux démantèlement du réseau, d’interminables conflits avec son concepteur Bolloré… La solution « provisoire » annoncée mercredi par Anne Hidalgo devrait finalement apporter un peu de répit. Face à la situation tendue de la recharge des véhicules électriques à Paris depuis l’interruption du service Autolib, la maire a annoncé la réouverture expresse de 1000 bornes. Une remise en service partielle parmi les 6200 bornes qui composent le réseau mais suffisante pour assurer les besoins actuels de recharge selon elle.



Un abonnement à 10 euros par mois

Dès le 1er décembre, il sera donc possible de s’y recharger moyennant un abonnement mensuel de 10 euros. Ouverte aux particuliers comme aux professionnels, la formule est assez avantageuse puisqu’elle offre un accès illimité aux bornes. De quoi apaiser la situation le temps de trouver une solution plus adaptée aux véhicules électriques actuels. Les bornes Autolib délivrent en effet une puissance de 3 kW imposant un temps de recharge très long sur les voitures à grande autonomie. La mairie de Paris plancherait sur un nouveau réseau incluant différentes vitesses de charge.

Des bornes accessibles via un opérateur de mobilité ?

Aucun détail n’a été communiqué sur la façon dont les utilisateurs pourront souscrire à cette offre et lancer la recharge. Badge fourni par la mairie, un prestataire ou un opérateur de mobilité ? Sur Twitter, le patron de Chargemap (également éditeur d’Automobile-Propre) a interpellé Anne Hidalgo à propos de l’obligation légale des infrastructures de recharge de laisser accès aux opérateurs de mobilité, sans obtenir de réponse pour l’instant.

Autre doute : le risque de conflit entre les propriétaires de véhicules électriques et les utilisateurs de voitures en libre-service. Le millier de bornes Autolib réactivées pourraient à-priori être accessibles aux 1500 véhicules en autopartage qui seront proposés d’ici 2019 par les différentes plateformes comme Moo’vin, free2move et Car2Go. Il pourrait donc y avoir bataille sur les places réservées, parfois abusivement occupées par les clients de ces services et certains chauffeurs de VTC électriques.