La recharge d'une Autolib

Certains se réjouissent de l’arrivée des 250 premières BlueCars à Paris, d’autres s’en méfient et voient cela plutôt d’un mauvais œil. En effet, en tout ce sont 2000 BlueCar qui sont attendues et les sceptiques pensent qu’Autolib’ fera concurrence aux transports en communs.

Ils estiment que ce système fait l’apologie de la voiture, alors que tout le monde sait qu’à Paris, il n’est pas évident de circuler en voiture. D’autres pensent au contraire qu’Autolib’ est complémentaire (et j’en fais partie). En effet, ayant vendu ma voiture récemment, je serais le premier intéressé par ce genre de formule. C’est un peu comme avoir une voiture, mais sans les contraintes…

Cependant, je me rallie du coté des détracteurs pour un point : ils pensent que les 2000 BlueCars seront une source de KO lors des grands froids et donc des pics de demande en électricité.

En effet, vous avez tous à l’esprit les épisodes où nos amis les bretons s’éclairent à la bougie durant les jours de l’année les plus froids. Il semblerait qu’il n’y aurait pas assez d’électricité et pour le chauffage électrique, le four, les plaques de cuisines, les lumières, l’écran plasma etc…

Alors qu’en dire si en plus on rajoute des voitures électriques ?

Je pense que cette question mériterait d’être posée mais surtout d’avoir quelques réponses avant le grand lancement. Comment fédérer les futurs utilisateurs de ce service pour pouvoir réinjecter l’électricité des batteries sur le réseau en cas de nécessité ?

Sachant qu’une voiture représente environ 30 KWh (voir les informations sur la batterie de la BlueCar), il ne s’agit pas non plus de quantités très importantes. Des études sont en cours pour évaluer l’utilisation de smartgrid pour pouvoir accorder la future pression des BlueCars et la demande en énergie des ménages.

Attendons la première vague de froid pour apprécier les éventuelles réactions à chaud… ;-)

PS : Pensez à répondre à notre sondage sur Autolib’ !

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