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Une nouvelle étape pour cette entreprise française à l’avenir prometteur et un signal fort pour le développement de la filière.

C’est à l’occasion d’une matinale sur les enjeux des applications de l’hydrogène à la mobilité qu’Engie (ex. GDF Suez) a officialisé son entrée au capitale de la PME grenobloise Symbio FCell au côté de Michelin, déjà actionnaire.

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Spécialisée dans la production de pile à combustible, Symbio FCell adapte des utilitaires électriques déjà commercialisés,  Kangoo ZE notamment, pour les équiper d’une pile qui va servir de prolongateur d’autonomie. Les véhicules préparés peuvent ainsi doubler la distance parcourue avec un « plein » (environ 300 km pour le Kangoo).

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Aperçu de la technologie Symbio FCell

Une application qui intéresse nombre d’entreprises de logistique et de collectivités pour lesquelles les autonomies des utilitaires électriques actuels restent trop justes. Parmi les clients de Symbio FCell, on peut citer le groupe La Poste qui expérimente depuis quelques années une flotte de Kangoo et de Maxity sans émission de gaz à effet de serre.

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Equipé de la technologie Symbio FCell, le Renault Maxity électrique fait partie des modèles actuellement testés par le Groupe La Poste

L’heure de l’hydrogène est arrivée

Derrière cette annonce, c’est un plébiscite qui a été adressé à ce vecteur énergétique (l’hydrogène n’étant pas un carburant) par une filière enthousiaste.

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Réunissant la presse, une matinale dédiée à l’hydrogène était organisée le 19 septembre à Paris.

Thierry Lepercq, Directeur Général adjoint de Engie a même qualifié cette matinale d’historique, en affirmant que l’heure de l’hydrogène était arrivée. Il faut dire que, encouragées par l’appel à projet ‘Territoire hydrogène’ lancé par Ségolène Royal en mai dernier, les initiatives dans le champ de la mobilité devraient fleurir dans les mois à venir.

Une centaine de projets vont en effet être labellisés, permettant le développement de filières locales intégrant la production d’hydrogène jusqu’à son utilisation comme source d’énergie. L’ambition étant de faire de la France un champion de cette industrie qui pourrait représenter un maillon stratégique de la transition énergétique.

C’est en effet l’enjeu derrière cet investissement. Engie, déjà très présent sur le Gaz Naturel Véhicule, possède une bonne partie des infrastructures nécessaires au développement de l’hydrogène et pourrait rapidement s’imposer comme un acteur incontournable de cette mobilité aux côtés d’autres multinationales comme Air Liquide ou Areva, elles aussi françaises.

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