Selon les résultats du 3ème Baromètre Energie de L’Argus, seuls 10 % des acheteurs s’estiment prêts à acquérir une voiture électrique. L’autonomie et les contraintes de recharge restent les deux principaux freins.

Incitations fiscales et financières, présence massive dans les médias… Si la communication autour de la voiture électrique s’avère omniprésente, les français ne semblent pas encore prêts à franchir le pas.

Après avoir grimpé de 4 points l’an dernier, les intentions d’acquisition d’une voiture électrique stagnent à 10 % en 2019. C’est ce que révèle la troisième édition du Baromètre Energie. Publié par l’Argus, celui-ci se base sur une enquête réalisée en mai 2019 auprès de quelque 2100 répondants.

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Le frein de l’autonomie

Malgré les hausses de capacité batteries des derniers modèles, l’autonomie reste le point de blocage principal pour 63 % des sondés.  

Moins surprenant, le manque de bornes de recharge arrive en seconde position, cité par 54 % des sondés. 35 % expriment également l’impossibilité de pouvoir recharger leur véhicule à leur domicile. 

En troisième place arrive la problématique de l’offre, jugée trop chère ou pas adaptée pour 51 % des personnes interrogées. Une situation qui devrait toutefois changer dans les prochains mois grâce à l’arrivée massive de nouveaux modèles.

Des doutes sur la technologie

Avec le scandale du dieselgate, les français semblent être devenus méfiants quant aux nouvelles technologies. 47 % considèrent ainsi que la voiture électrique n’est pas plus écologique que le thermique. Principal point évoqué par les sondés selon l’Argus : les conditions d’extraction et de recyclage du lithium pour les batteries.

Les technologies conventionnelles restent ainsi les plus régulièrement citées. En première place, l’essence représente 31 % des intentions d’achat tandis que le diesel revient en force. Cité par 28 % des sondés, il progresse de 4 points par rapport à l’année précédente tandis que l’hybride occupe la troisième place avec 23 % de réponse, un score équivalent à l’année précédente. Pourtant loin de la démocratisation, l’hydrogène arrive juste derrière l’électrique avec 6 % des réponses.

Une pédagogie nécessaire

Si la communication massive orchestrée par les médias et le gouvernement a permis d’intégrer la voiture électrique dans les esprits, elle n’a visiblement pas suffi à convaincre de l’intérêt et de la pertinence de la technologie. Un point déjà soulevé par Carlos Tavares. Interviewé lors du salon de Francfort, le patron de PSA s’interrogeait sur la capacité des citoyens à accepter cette transition vers l’électrique. Un véritable changement de paradigme qu’il va falloir accompagner et expliquer avec beaucoup de patience.

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