La crise du Coronavirus pourrait faire sombrer le néo-constructeur chinois Byton. Malgré un carnet de commandes bien garni et des levées de fonds réussies, la start-up a décidé de suspendre ses activités pour six mois.

Faire émerger un nouveau constructeur automobile est une mission risquée et complexe. Là où de nombreuses start-up ont échoué, Byton semblait en mesure de poursuivre son aventure et commercialiser ses premiers modèles. Mais quatre ans après sa fondation, l’imprévisible crise du Coronavirus a balayé ses projets. Le jeune constructeur chinois de voitures électriques annonce suspendre ses activités dès le 1er juillet pour une période de six mois. La quasi-totalité de ses employés ont été remerciés, après une première vague de licenciements au début de la pandémie.

Basé à Nanjing en Chine, où il dispose d’une usine désormais à l’arrêt, Byton possède deux bureaux d’études à Munich en Allemagne et Santa Clara au États-Unis. Grâce aux investissements de grands groupes, l’entreprise avait réussi ses trois levées de fonds dont la dernière en janvier 2020. Elle annonçait 60.000 pré-commandes sur son premier véhicule : le M-Byte, un SUV zéro-émission. Le modèle, équipé d’un gigantesque écran de bord 48 pouces avait fait sensation lors de sa présentation au salon de Francfort 2019. Il devait être commercialisé fin 2020 en Chine et courant 2021 en Europe, à un tarif de 54.000 euros.

Le véhicule ne sera probablement jamais produit en grande série, Byton pourrait se déclarer prochainement en faillite. Si elle n’exclut pas une reprise de ses activités, difficile d’imaginer un retour de la start-up dans le contexte actuel.