Le plan de soutien à l’industrie automobile présenté par le gouvernement ratisse large. Souhaitant privilégier une relance axée sur le véhicule moins polluant, il impose notamment aux collectivités de suivre le mouvement. Conversion des flottes au zéro-émission, financement d’aides : les organisations publiques vont devoir s’activer.

La relance sera résolument électrique. Après l’annonce des augmentations de bonus réservés aux véhicules plus propres et du cap délirant des 100.000 bornes, le gouvernement dévoile d’autres leviers pour accélérer la transition. Il veut notamment imposer aux acheteurs publics un objectif de 50 % de véhicules « électriques, hybrides ou à hydrogène » dans leurs flottes. Une proportion qui concernera aussi bien les véhicules particuliers, les utilitaires légers que les véhicules industriels. L’État, les collectivités et établissements publics seront même obligés d’acheter électrique lorsqu’ils commandent des véhicules de segment B2, qui correspond aux citadines comme la Clio et la 208. Ces mesures doivent être adoptées par le gouvernement dans quelques semaines via une circulaire.

Les collectivités sont également sollicitées pour financer aux côtés de l’État 50 % d’une nouvelle aide : la surprime à la conversion de 2000 euros. Un bonus réservé aux véhicules électriques et hybrides-rechargeables achetés par les résidents ou travailleurs d’une ZFE (Zone à faible émission) limité à 200.000 commandes. Avec la restauration de la prime à l’achat d’une voiture hybride-rechargeable (2000 euros), elles sont aussi appelées à proposer des installations de bornes de recharges à leurs utilisateurs. L’objectif est d’inciter à rouler en mode électrique plutôt qu’avec le moteur essence de ces véhicules.

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