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On sait combien Toyota reste attaché à ses technologies hybride et électrique à pile hydrogène. Voilà pourquoi cette annonce pour l’introduction sur le marché américain de deux modèles électriques à batterie semble presque surréaliste.
Le constructeur nippon a cependant bien présenté en décembre dernier sa plateforme e-TNGA. C’est sur celle-ci que s’appuieraient dès cette année ses futures voitures qui se rechargent.
Après la Chine, au tour des États-Unis d’espérer rouler avec des voitures électriques à batterie de la marque.
Le discours de Toyota n’a pas changé pour autant. Dans son communiqué de presse daté du 10 février, la promotion reste clairement tournée vers le modèle hybride rechargeable. À « avantages environnementaux similaires », la « PHEV [NDLR Voiture hybride rechargeable] est beaucoup moins chère à acheter et à posséder que la BEV [NDLR Voiture électrique à batterie] », peut-on lire dans le document. Et encore : « Sans aucune incitation, le coût total de possession (TCO) sur 5 ans d’une BEV à grande autonomie est nettement plus élevé que le PHEV ».
Sur la question de l’impact environnemental, Toyota précise avoir effectué des calculs « en tenant compte des polluants créés par la production d’électricité pour le réseau énergétique américain moyen utilisé lors des recharges des batteries ».
À l’heure où nous écrivons la présente brève, les caractéristiques des 3 véhicules n’ont pas été communiquées. Puisqu’il s’agit de les lancer cette année, il est possible d’imaginer que les modèles sont déjà bien connus en interne. Peut-être le C-HR électrique déjà livré en Chine en fait-il partie.
Philippe SCHWOERER
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Rassurez-vous, ils continueront encore longtemps à produire des hybrides fiables et sans contraintes pour un prix très correct. Il restera toujours des amateurs de liberté et de sérénité absolue qui apprécieront les bonnes mécaniques.
Toyota sait faire des véhicules électriques depuis déjà bien longtemps. Une hybride, ce n'est jamais qu'un VE couplé à un moteur thermique pour gagner des chevaux sans se trimbaler 200 Kg de stockage d'électricité et sans se soucier des contraintes d'autonomie ou de recharges aléatoires, et de plus bien moins cher. Cette recette a largement fait ses preuves depuis 20 ans avec 10 millions d'hybrides vendues et ne va pas disparaître de sitôt.
Sans les aides financières gouvernementales allouées à l'électrique et les quotas de CO² imposés aux constructeurs, Toyota n'a aucun intérêt aux 100% élec mais les normes les conduisent à intégrer des modèles adaptés. Et leur savoir-faire va vite démontrer qu'il n'ont aucun retard dans ce domaine pour conforter leur place de premier constructeur mondial.
Chacun son utilisation et ses priorités. Moi, il me faut une voiture avec laquelle je puisse aller partout tout le temps sans trop de contraintes. La e-Niro ne me permet pas (encore) cela. La Prius si. J'ai un ami qui possède une e-Niro 64 kWh. Voiture remarquable, mais pour les longs trajets, il me dit que c'est souvent la galère et qu'il préfère finalement prendre son autre voiture, thermique celle-là, en attendant que les choses s'améliorent. Mais tout le monde ne peut pas posséder deux voitures non plus.
En outre, la Prius est bien moins chère en occasion. Sans compter que la rentabilité d'une VE dans le pays dans lequel je vis où il n'y a aucune prime et où l'électricité est bien plus chère qu'en France, n'est pas aussi évidente que dans l'Hexagone.