AccueilBrèvesTesla Semi : un premier périple de 804 km sur une charge !

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Tesla Semi

Alors que le Tesla Semi commence à sortir des chaînes, le camion électrique vient de montrer de quoi il est capable en matière d’autonomie.

Après les voitures, la firme d’Elon Musk s’attaque au segment du fret routier avec le Tesla Semi. Un camion qui entend bien révolutionner un secteur qui, malgré la lente électrification, demeure encore traditionnel. Alors que les premiers exemplaires sortent des chaînes de montage, le Semi communique pour la première fois son autonomie dans le monde réel.

C’est ce qu’a annoncé le patron de la marque sur Twitter, dont il est aussi à la tête depuis peu. D’après lui, un exemplaire de près de 37 tonnes a pu parcourir 500 miles (804 km) sur une seule charge. Soit exactement ce que promet la fiche technique du Semi dans sa version définitive et haut de gamme.

Des Megacharger pour faire le plein du Tesla Semi rapidement

Comme l’a souligné l’entreprise et quelques spécialistes du secteur outre-Atlantique, cette autonomie serait parfaitement suffisante puisque les chauffeurs seraient obligés de prendre une pause avant même d’arriver au bout de la batterie. Mais cela dépendra bien entendu du type de trajet effectué et du taux de charge au départ.

Entre deux liaisons, les Tesla Semi pourront se recharger sur les nouveaux Supercharger de la marque, appelés Megacharger. Ils permettront de regagner 70 % de la batterie en seulement 30 minutes avec leur puissance d’un mégawatt ! reste à connaître le plan de développement prévu par la marque américaine : car s’il ne fait aucun doute qu’ils seront implantés autour des autoroutes, des stations pourraient se montrer utile au milieu de pôles logistiques pour permettre à des camions de faire le plein pendant le chargement de la remorque.

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sim88il y a 3 ans

Ce camion était en bois de balsa.

Que ne ferais pas TESLA pour que l'on parle de lui ?

Pragmaticil y a 3 ans

Oups, petite erreur dans les calculs !
Si on reprend les dires de Tesla : 1000 x (30/60) / 70% = 714.3 kWh et avec la marge 5% cela ferait une batterie de 752kWh. Si avec ces 714.3kWh, le Semi fait 804km, alors la conso serait de : 88.84 kWh/100. En considérant que le rendement elec pleine charge est de 92% et que celui du moteur diesel de 42%, la conso équivalente de gazole serait de 18.7L/100km, ce qui serait « excellent » pour un Semi-remorque avec cette charge. La solution gazole donnerait donc : 150 litres et 128kg de carburant fossile. La solution batterie Li-ion donnerait plutôt : 188 litres de volume pour 3.5 tonnes. La solution H2 + rendement PAC donnerait plutôt : 598 litres et 31.54kg d’H2 à 700 bars, avec seulement 3 bouteilles de 200L de 86.4kg et un total de 291kg. La solution gazole (ou bio carburant) reste encore la plus légère et la moins encombrante.

RobinTil y a 3 ans

C'est intéressant qu'un article sur les débuts des Semi Tesla fasse démarrer une discussion au long cours sur le mix électrique/énergétique :) Nous abordons des sujets vastes et je pense qu'on va assez vite atteindre la limite de ce qui est aisé d'exposer au travers de commentaires sur AP. Cela dit je vais essayer de donner mon point de vue sur les sujets abordés dans les derniers commentaires.
Sur les couts de recyclage qui peuvent être importants: outre l'aspect économique on rentre ici dans des problématiques de retour sur investissement énergétique, c'est à dire le rapport entre l'énergie produite pendant 1 cycle de vie sur l'énergie utilisée pour 1 cycle de vie. Ce taux dépend de la maturité de la technologie bien entendu mais est d'ores et déjà élevé pour les ENR. Je n'ai pas de chiffres précis pour le recyclage mais je n'ai jamais lu de source présentant des valeurs moins intéressantes (en énergie ou en g CO2eq) pour le recyclage par rapport à la première vie (extraction/production/transport matières premières).

Pour ce qui est de la surface que prennent les ENR, c'est étendu mais c'est loin d'être rédibitoire (voir le bouquin de Jacobson dont je parlais plus haut qui détaille ce genre de problematique avec beaucoup de précision pour chaque ENR).
On peut aussi citer que les PV sont installables sur des endroits déjà artificialisés (par exemple une nouvelle loi proposée par le Sénat demandant que des PV couvrent les grands parkings en France est censé apporter 11GWc si elle est acceptée, voir https://www.revolution-energetique.com/quels-parkings-devront-obligatoirement-etre-recouverts-de-panneaux-solaires/) et avec potentiellement des synergies très intéressantes (le pv flottant par exemple peut réduire l'évaporation sur les canaux ou sur les installations hydroélectriques ce qui en augmente l'efficacité, voir https://youtu.be/pCRX232VkBk , l'agrivoltaïsme étant un autre exemple où les PV vont améliorer la production agricole tout en produisant de l'énergie, voir https://youtu.be/yL0wClis_Es). L'éolien offshore ne prend pas de place exploitable aisément et produit beaucoup. Les installations peuvent être également démontées sans dommage (plus difficile dans le nucléaire).

Intéressant pour le béton bas carbone, je sais que ça se développe mais je n'ai pas de chiffre sur le déploiement de la technologie aujourd'hui.

Un mix sans nucléaire en France aujourd'hui paraît effectivement lointain, je ne pense pas que quiconque de sérieux propose de débrancher les centrales dans les dix ans qui viennent, mais le développement du mix éléctrique doit se porter davantage sur les ENR plus stockage vu tout ce dont nous avons parlé (cout faible, décarboné, vitesse de déploiement, recyclage, synergies, production locale, impact sur la santé, pas de déchets, moins de pannes). Ça ne veut pas dire réduire la part du nucléaire à 0% dans les prochaines années, mais bien augmenter la part d'ENR assez rapidement, ce qui va aussi nous permettre d'apprendre à s'adapter au mieux à ce nouveau schéma où le stockage court (STEP/batterie) et le stockage long/saisonnier (hydro) doivent bien se coupler à une part importante de production intermittente. Au niveau international on voit d'ailleurs bien que c'est cette tendance qui se développe massivement et on peut s'attendre à encore plus d'effets d'échelle sur le développement de ces technologies.

Pour le stockage, on stocke déjà énormément de manière saisonière avec l'hydro, et on peut le faire à la demande avec des STEP/batteries. Le coût des batteries (pas que lithium ion pour les statiques) descendant en flèche ces dernières années, elles deviennent compétitives pour certains usages/endroits mais ne remplacent pas les STEP qui restent ultra majoritaire dans le monde au niveau proportion de stockage d'énergie.

J'ai lu le rapport de RTE à sa sortie. Très intéressant et très fouillé, on en apprend beaucoup. Le développement des flexibilités semble peut-être un peu sous-estimé (et la V2G n'est considérée que de manière assez marginale) par rapport à ce qui est déjà acté aujourd'hui pour cette décénnie dans d'autres pays (Royaume-Uni et Australie en particulier). Il date toutefois d'Octobre 2021 et les choses changent très vite.

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