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L’entreprise britannique ITM Power a conçu une technique de production d’hydrogène par electrolyse qui permet d’atteindre un coût deux fois moins important que celui du diesel.
ITM Power a en effet établi que grâce à cette technique permettant d’abaisser les coûts de production, après un plein l’hydrogène coûte deux fois moins par km que le diesel. Ils se sont basés sur des tests réalisés avec un Hyundai ix35. Il possède une autonomie de 595 km (370 miles) et l’hydrogène produit grâce à leur nouvelle technique coûte 23 cents par mile (17 centimes d’€ pour 1,6 km, soit environ 10 centimes d’€ par km).
Cette nouvelle technique de production se fait par electrolyse, une transformation chimique se faisant à l’aide d’électrodes, d’eau et d’électricité.
Elle permettrait donc de rendre l’automobile hydrogène beaucoup plus intéressant financièrement. En espérant que cette technique de production puisse être adoptée à grande échelle…
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A mon avis la solution Hydrogène est viable en tant que prolongateur d'autonomie, je suis étonné que l'on parle pas de l'utilisation d'éthanol moins carboné que le pétrole et plus rapide à recharger que l'H2 pour les PAC. Et les super condensateurs et l'inertiel sont oubliés dans l'affaire? Or la combinaison des 3 technologies seraient synergétique pour combiner les variations rapides et lentes d'énergie. Une batterie perd son rendement sur les variations rapides.
Par ailleurs il serait concevable d'échanger des bonbonnes d'hydrures d'H2 comme prolongateur d'autonomie dans des stations "essence" pour les trajets longs, mais je le verrai bien sur des poids lourds.
Bien-sûr, si le stockage se fait chez-vous, tout doucement dans la journée, pourquoi pas. Par-contre, niveau rendement, il faut aussi chauffer fortement, pour fixer les H sur les hydrures, et là, je ne sais pas si c’est plus efficace que la compression. A voir …
Les problèmes aussi avec les hydrures métalliques sont en général les temps de stockage / déstockage, souvent trop longs pour un usage en Automobile. Car le processus chimique de fixation des atomes sont souvent lents et nécessitent de fortes températures à la pression recherchée. De plus, il faut bien isoler le réservoir thermiquement pour ne pas laisser s’échapper trop vite les molécules des métaux, sinon la pression monte. Si le véhicule reste trop longtemps sans maintenir son réservoir en température, cela peut poser problème. Ce n’est pas clair sur ce point !
Enfin, je ne pense pas qu’on arrive à remplir le « réservoir » du véhicule, aussi vite qu’avec les 700 bars. Comme pour les batteries, cela risque de bouchonner dans les stations. En général on veut charger environ 5kg d’hydrogène (56m^3) pour faire 500km. Si une voiture à PAC consomme, disons 25kWh/100 net à 130km/h, le réservoir doit alors pouvoir laisser s’échapper les molécules d’H² des hydrures avec un débit de 13.9 m^3/h, soit près de 3.86 litres/s. Ce qui me parait être difficile à obtenir comme débit de déstockage en hydrures métalliques.
Mais bon, cela progresse …
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La fusion n'est pas si propre (même si nettement plus que la fission) et n'arrivera qu'entre 2050 et 2100, si on y parvient un jour, ce qui est loin d'être sûr, malgré ce que dit Robieux. Mais il n'est plus là pour se défendre.