Longtemps impossible, ou presque, en France, la transformation de véhicules thermiques en électriques est maintenant légale. Quelques points restent encore à défricher.

Dans une interview accordée à l’Avem sur le rétrofit, Alain Leboeuf, président du syndicat d’énergie de la Vendée (SyDEV), suggère que le blocage constitué par la carte grise collection n’est peut-être pas définitif, évoquant des « discussions en cours sur le sujet ». S’il sait que nombre de passionnés d’anciennes « aiment entendre le bruit des moteurs », beaucoup sont aussi « progressistes » et « ouverts » à la conversion électrique.

Celui qui a été un facteur dynamisant du travail effectué par Jérémy Cantin pour le rétrofit, imagine bien que les actuelles dispositions temporaires prises dans le cadre de la prime à la conversion ne profiteront pas, ou très peu, à la transformation des véhicules.

D’une part, avec un budget qui devrait limiter le nombre de dossiers à 200.000, les mesures d’après confinement ne devraient par survivre à l’été. Et l’Utac n’a sans doute pas encore commencé à homologuer les kits de conversion.



« On a quand même envie de croire que quelques transformations pourront être prises en compte. L’essentiel reste que l’inclusion du rétrofit dans le dispositif de prime à la conversion l’inscrit dans une logique globale qui permettra de le retrouver dans de prochains programmes », positive Alain Leboeuf.

Rappel : La prime à la conversion concerne aussi le rétrofit électrique depuis quelques jours. Pour les foyers dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 18.000 euros par part, l’aide est de 5.000 euros pour convertir une voiture thermique en électrique, et 2.500 euros au-delà.