Attendu le 28 mai prochain, un plan de restructuration du constructeur français pourrait remettre en question les activités de l'usine de Flins qui produit actuellement la Renault ZOE.

Figurant parmi les rares citadines électriques « made in France », la Renault ZOE pourrait bientôt être produite en dehors du territoire national. Selon des informations par le « Canard Enchaîné », Renault devrait présenter le 28 mai prochain un important plan de restructuration. D’après Les Echos, le constructeur annoncera notamment la fermeture de plusieurs de ses « petits » sites industriels, dont celui de Dieppe qui produit actuellement l’Alpine.

A Flins, l’avenir est également incertain puisque le constructeur envisagerait d’y abandonner progressivement la production de véhicules au cours des prochaines années. Basée dans les Yvelines, l’usine de Flins emploie aujourd’hui 2600 personnes et constitue aujourd’hui l’un des plus gros sites industriels du constructeur en France. L’an dernier, le site avait déjà interrompu la production de la nouvelle génération de la Clio, désormais assemblée à Novo Mesto, en Slovénie. Aujourd’hui, seules la Nissan Micra et la Renault ZOE continuent à sortir des lignes de production.

Selon les Echos, l’usine de Flins pourrait se voir confier d’autres activités et notamment celles des sites appelés à fermer. Une réorientation de l’activité qui ne permettra peut-être pas de conserver l’intégralité des employés du site.

2 milliards d’euros d’économies d’ici 2022

Attendue le 28 mai prochain, l’annonce de cette restructuration s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan d’économie visant à permettre au constructeur d’économiser 2 milliards d’euros en coûts fixes d’ici à 2022.

A l’échelle du groupe, les sites industriels ne sont pas les seuls à être inquiétés. Le Technocentre de Guyancourt, qui emploie aujourd’hui près de 11.000 personnes, pourrait également être la cible d’importantes coupes budgétaires.