Actuellement testée par la Mairie de Paris, cette Renault Zoé est équipée d'un dispositif permettant de récupérer les particules issues de l’abrasion des plaquettes de freins.

Si elles n’émettent aucunes émissions à l’échappement, les voitures électriques restent émettrices de particules fines. En cause : les émissions liées à l’abrasion des plaquettes de freins, en passe de devenir tout aussi préoccupantes que celles liées à l’échappement. Selon la Mairie de Paris, les particules issues des disques de freins seraient aujourd’hui quatre fois supérieures à celles des moteurs (20 mg contre 5 mg/km). Selon Christophe Najdovski, adjoint en charge des transports à la Mairie de Paris, 41% des particules fines PM10 viendraient de l’abrasion des pneus et des freins.

Une situation qui a incité la Mairie de Paris à s’associer avec la société française Tallano Technologies pour lancer une expérimentation avec une Renault Zoé équipée d’un système de captation des particules.

Baptisé Tamic, le dispositif pèse moins d’un kilo et se compose d’un étrier de frein modifié et doté de canaux de circulation. Striées, les plaquettes permettent l’évacuation des particules fines qui sont ensuite aspirées vers un filtre grâce à une petite turbine. Fonctionnant en 12 volts, celle-ci est alimentée grâce au réseau de bord.

Pour Tallano, le test réalisé avec la Mairie de Paris doit permettre de valider les résultats obtenus en laboratoire. Sur banc d’essai, les plus de 2.000 heures de tests réalisées ont permis d’atteindre des taux de captation supérieurs à 80% tant en masse émise qu’en nombre de particules. Un test grandeur nature indispensable pour Tallano Technologie qui espère voir évoluer la réglementation pour rendre l’équipement obligatoire à bord des voitures neuves mais aussi pouvoir équiper les véhicules déjà existants.

Paris : la Renault Zoé testée avec un filtre à particules
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