Habitué aux transformations baroques sur quelques bases japonaises, Mitsuoka s’attaque (c’est le mot) au Toyota RAV4. Et le succès est au rendez-vous.

Lancée en 1968, la firme japonaise Mitsuoka s’est spécialisée dans la modification de certaines voitures nationales. Son créneau : retoucher entièrement la carrosserie afin de leur offrir une robe baroque inspirée par les icônes anglaises. Mais depuis peu, la firme s’intéresse aux gloires américaines.

Ainsi, après un Mazda MX-5 aux faux airs de Corvette, c’est au tour du Toyota RAV4 de passer dans les ateliers de Toyama. Le SUV hybride adopte désormais une carrosserie à la proue très largement inspirée par le Chevrolet K5 Blazer de seconde génération. La poupe, elle, n’évoque rien d’autre qu’un patchwork de panneaux de carrosserie, à l’aspect final douteux.



Deux années de production vendues en quatre jours seulement

La partie mécanique du Toyota RAV4 n’évolue pas dans cette proposition. Le SUV japonais conserve donc son tandem hybride composé d’un moteur de 2,5 litres associé à un bloc électrique pour une puissance totale de 175 ch.

Le Mitsuoka Buddy hybride s’affiche au prix de 5,90 millions de yens, soit près de 46 800 €. Ce qui représente une hausse considérable de 20 300 € par rapport à un Toyota RAV4 hybride issu du catalogue japonais. Seulement 200 unités verront le jour, avec un volume de 50 exemplaires en 2021 et 150 autres en 2022. Mais contre toute attente, malgré un surcoût tarifaire prohibitif et une plastique exotique, l’ensemble de la production a trouvé preneur en moins de quatre jours !