Après avoir construit 200.000 exemplaires du nouveau Sprinter depuis 2018, l’usine Mercedes de Düsseldorf, en Allemagne, débute ce 12 décembre 2019 la fabrication de sa version électrique.

Plus de 4,6 millions de véhicules sont sortis des chaînes de cette unité de production ouverte en 1962. Electrique ou diesel, les Sprinter suivront la même ligne au sein de site qui est devenu centre de compétence pour les groupes motopropulseurs à batterie de traction.

Sur place, plus de 2.400 des 6.600 collaborateurs ont été formés pour intervenir sur les modèles électriques. Et 330 millions d’euros ont été investis à Düsseldorf ces dernières années pour doter l’usine d’une flexibilité désormais nécessaire afin de répondre aux demandes de la clientèle avec une grande réactivité.

Prochain challenge pour Mercedes à horizon 2022 : rendre la production neutre sur l’environnement pour tous les utilitaires qui sortiront de ce site. En plus d’exploiter sur place des moyens de transport dotés de piles à combustible, l’électricité consommée proviendra de sources renouvelables.

Prévu pour être décliné en diverses présentations, les eSprinter seront d’abord de type fourgon 3,5 tonnes à toit surélevé, pour un volume disponible de 10,5 m3, et une charge utile de 891 ou 1.040 kilos, dépendant de la batterie embarquée.

Comme le modèle diesel, la version électrique dispose d’un moteur d’une puissance de 85 kW, pour un couple de 300 Nm. Deux packs lithium-ion sont proposés : 35 ou 55 kWh, pour une autonomie respective de 115 et 168 kilomètres.

Doté de la recharge rapide, le eSprinter est équipé d’un dispositif permettant de limiter sa vitesse maximale à 80, 100 ou 120 km/h, selon l’usage qui lui sera destiné.