Un Nissan e-NV200 produit dans l'usine de Barcelone

Afin de sauvegarder l’usine automobile catalane de Nissan et ses emplois, l’Espagne envisage de la reconvertir en site de fabrication de batteries.

En mai 2020, Nissan annonçait la fermeture de son usine de Barcelone, produisant l’e-NV200. Pendant des mois, cela a jeté l’incertitude sur l’avenir de la marque sur le segment des utilitaires électriques. Cependant, la marque japonaise a rassuré il y a quelques jours, annonçant l’arrivée d’un modèle sur base de Renault Kangoo. Ce futur électrique Nissan produit en France aurait pu sceller définitivement le sort de l’usine espagnole. Or, celle-ci pourrait survivre. Selon Reuters, l’Espagne étudie une reconversion du site en usine de fabrication de batteries. L’objectif serait de préserver les 3 000 emplois directs de l’usine, et les 20 000 emplois indirects.

Le gouvernement catalan travaille sur un projet « Battery Hub » de 6,9 milliards d’euros, et se donne jusqu’au 31 mars pour présenter ses pistes. Le site Nissan de Barcelone n’est pas l’unique candidat, mais serait le plus attractif, car voisin de l’usine Seat de Martorell. Toujours selon Reuters, Schneider Electric et LG Energy Solution seraient intéressés pour reprendre le site.

Une Re-factory espagnole ?

Outre la production, d’autres activités « sur la chaîne de valeur de la batterie » sont à l’étude. Cette décision n’est pas une surprise, car son allié Renault en a fait de même pour son usine de Flins. Cette dernière, qui produit la Renault ZOE, se spécialisera dans l’économie circulaire. Une Re-Factory qui servira à reconditionner et recycler des véhicules, des batteries, et faire du rétrofit électrique.



Une ouvrière travaille sur un Nissan e-NV200 dans l'usine de Barcelone (Espagne) en 2014

Si le prochain utilitaire électrique Nissan sera Made in France, l’usine de Barcelone pourrait se reconvertir pour les batteries