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Très discrète en Europe mais leader en Chine, SAIC annonce qu’il lancera au moins dix véhicules à hydrogène au cours des cinq prochaines années.
Si la voiture électrique est en plein boom, l’hydrogène n’est pas abandonné. Loin de là : de nombreux pays et constructeurs automobiles veulent accélérer sur la technologie. C’est notamment le cas de SAIC, un des leader du marché chinois. Le groupe a annoncé qu’il commercialisera plus de 10 véhicules à pile à combustible au cours des 5 prochaines années, en partenariat avec Volkswagen et General Motors. Une décision très liée aux mesures de soutien à l’hydrogène que la Chine s’apprête à lancer.
Dans un premier temps, le constructeur devrait proposer des vans et des utilitaires. Son objectif est d’écouler plus de 10.000 exemplaires par an d’ici 2025, soit environ 10 % du marché local des véhicules à hydrogène. La marque espère vendre un total de 30.000 unités à cette échéance. Ils embarqueront une pile à combustible P390 d’une puissance de 130 kW, alimentée par des réservoirs d’hydrogène 700 bars d’une capacité de 6,4 kg d’H2. Ainsi, le gros monospace Maxus Euniq 7 pourra compter sur 605 km d’autonomie selon la norme chinoise.
SAIC proposera également des bus, fourgons et camions à hydrogène. Il fournira notamment 400 autobus à Shanghai, où l’entreprise a son siège social. Via un partenariat avec la ville, 20 stations de ravitaillement seront installées.
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Mais la voiture à hydrogène nécessite une batterie, autrement plus grosse (1,6 KwH par ex chez Toyota et Hyundai) qu'une batterie de véhicule thermique.
L'hydrogène à base d'énergie renouvelables c'est pour l'instant l'étiquette marketing pour faire passer cette source d'énergie.
Ça sera dans un premier temps principalement produit à partir de gaz naturel, et là ce n'est plus la Chine certes, mais la Russie, la Turquie et l'Algérie entre autres.
Et une fois que le pli est pris avec le gaz naturel, bon courage pour imposer l'hydrogène à 100% à partir d'énergies renouvelables !
On est parti pour reproduire le schéma du pétrole avec l'hydrogène : véhicules coûteux à entretenir, oligopole des pétroliers/gaziers et enfin pays producteurs qui ne font même plus semblants d'être nos ennemis (Turquie qui n'hésite plus à menacer deux États membres de l'UE pour des gisements de gaz, Russie qui interfère dans nos élections...).
Pas étonnant que les acteurs établis nous vantent l'hydrogène à qui mieux mieux, la voiture électrique qui se branche partout, qui pourrait même être rechargée sur des panneaux solaires, ne voit pas un garagiste pendant des années, etc... ça veut dire mettre à la poubelle tout leur business model et leurs investissements passés.
Peut être tout simplement en augmentant les quantités un peu comme pour les batteries en fait
L’avantage de l’hydrogène est son approvisionnement beaucoup plus proche que les batteries asiatiques
A 15 € par kg d'hydrogène (station air liquide d'Orly) ca fait un plein à 96 € pour 600 km.
Soit 2 fois plus cher sans aucune taxe que le diesel qui comporte 75% de taxes.
Quand va-t-on cesser de nous bassiner avec cette lubie ?
L'avenir est à la batterie et à son amélioration point barre.