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Malgré l’absence de bénéfice depuis le lancement de ses premiers modèles en 2018, Nio bénéficie toujours de la confiance des investisseurs. Le constructeur va ainsi recevoir 420 millions d’euros de la part de trois fonds chinois.
Il est l’un des acteurs les plus influents sur le marché du véhicule électrique en Chine, mais Nio n’a toujours dégagé aucun bénéfice. Le petit constructeur a donc besoin d’injections de liquidités à intervalles réguliers. Il vient ainsi de confirmer l’injection de 420 millions d’euros (3,3 milliards RMB) par trois investisseurs chinois : Hefei Jianheng New Energy Automobile Investment Fund Partnership, Anhui Provincial Emerging Industry Investment, and CS Capital.
On note la présence marquée d’investisseurs publics de la province d’Anhui, dans laquelle est implanté le constructeur depuis son sauvetage en 2020, déjà par la province. Dans les faits, ce nouvel apport se fait via l’émission de nouvelles actions de la filiale Nio China basée à Hefei. Pour maintenir sa participation dans cette entité, la maison mère (Nio Inc.) apporte pour sa part 10 milliards RMB (1,3 milliard d’euros) à sa principale filiale.
Rappelons que Nio a annoncé une perte de 577 millions d’euros sur le second trimestre de l’année et n’a jamais enregistré de bénéfice. Il y a moins d’un an, le fonds d’investissement d’Abu Dhabi CYVN a investi 2 milliards d’euros au capital du constructeur chinois.
Ce nouveau financement arrive alors que Nio doit à la fois soutenir son activité en Europe, et le lancement en Chine de sa nouvelle marque à gros volumes Onvo. C’est justement cette marque qui porte en grande partie les espoirs de développement. L’année prochaine, Nio prévoit également de lancer un véhicule encore plus abordable, connu pour le moment sous le code Firefly.
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Mais surtout, cela me parait extrèmement difficile à normaliser pour des véhicules particuliers où la place est comptée.
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Quand on voit le temps que ça à pris pour une simple prise, alors pour une batterie, je n'en doute pas. Mais pour résumé ma pensé, ce n'est pas un problème de technologie. C'est un problème de rentabilité et de profit.
Ils espèrent reproduire le même schéma que Tesla. Je ne sais pas si ça prendra, mais ils partent avec la même idée de jouer sur l'avancé technique qu'aucun autre concurrent ne propose.
Personnellement, j'espère que le remplacement de batterie deviendra la norme. Ça incitera les producteurs à s'assurer de sa longévité plutot que de forcer à acheter plus, ça ne condamnera plus le véhicule à la durée de vie de sa batterie, et si le prix de la batterie est sortie du véhicule, les constructeurs n'auront plus cet argument pour nous proposer que des véhicules aux prix stratosphériques.
Par contre, j'ai conscience que ça à peu de chance d'arriver. Les constructeurs font toutes leurs communications sur les capacités de batteries aujourd'hui. S'ils en ont tous une commune, ça ne fait plus grand chose pour se démarquer (et ça fait porter le poids du risque de la durée de vie sur le fournisseur et non plus sur l'acheteur).