Annoncée depuis septembre 2019, l’entrée du groupe Hyundai au sein du consortium Ionity est désormais effective. Le constructeur coréen peut maintenant s’impliquer dans le développement du réseau de recharge ultrarapide européen.

Les utilisateurs de voitures électriques Hyundai et Kia peuvent se réjouir. Le groupe coréen a reçu le feu vert pour intégrer le réseau Ionity après un « examen approfondi de [sa] demande », déposée il y a plus d’un an. Première conséquence : une baisse des prix de la recharge pour les propriétaires de Kona, eNiro et autres eSoul. Kia annonce en effet que « des tarifs préférentiels » seront dévoilés au cours du 1er trimestre 2021. Ils devraient être similaires à ceux déjà appliqués aux propriétaires de véhicules Mercedes, Audi, BMW ou Porsche, qui payent entre 0,29 et 0,33 €/kWh (8,40 €/charge pour Volkswagen). Un joli rabais au regard du plein tarif, fixé à 0,79 €/kWh (ou minute en France).

En devenant actionnaire du consortium Ionity, le groupe Hyundai a désormais un pouvoir décisionnaire. Il peut notamment déterminer la stratégie de déploiement des stations aux côtés des autres constructeurs impliqués depuis la création du réseau de recharge. L’arrivée du constructeur coréen représente également de nouvelles entrées d’argent pour Ionity. Si aucun montant n’a été communiqué, il est certain que les participants abondent massivement les finances du consortium.

Pour rappel, Ionity est le réseau de recharge européen le plus étendu. Il dispose de 297 stations actuellement en service et prévoit d’en lancer 400 au total. Équipées d’un connecteur Combo CCS, les bornes peuvent délivrer jusqu’à 350 kW de puissance, permettant de recharger les voitures électriques compatibles à très grande vitesse.