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L’approche de l’élection présidentielle américaine est une inquiétude pour les différentes industries. Le milieu de l’automobile n’y échappe pas, avec deux candidats diamétralement opposés.
D’un côté, Joe Biden veut continuer à appliquer son Inflation Reduction Act. Celui-ci encourage les investissements sur le sol américain, pour préserver la souveraineté financière du pays, tout en étant très bénéfique aux voitures électriques via des subventions.
En face, Donald Trump sera candidat pour la troisième élection présidentielle consécutive. Et du côté du candidat Républicain, la politique sera inverse à celle des Démocrates, avec un retour en arrière.
Donald Trump l’a dit : il refuse que la voiture électrique s’impose. Selon lui, les subventions doivent disparaître pour ne plus aider le développement de l’électrique. Il a même promis à des cadres de l’industrie pétrolière un retour en arrière en échange de dons pour sa campagne.
Sauf que l’industrie automobile ne s’en laissera pas conter, et elle a déjà prévu de ne pas reculer. Chez Ford, Trump est prévenu, on déplore les retours en arrière. La marque explique que les plans d’investissements sont à trop long terme pour se laisser influencer.
« En tant qu’entreprise, notre calendrier de planification est beaucoup plus long que les cycles électoraux. Lorsque nous sommes ballotés d’un côté à l’autre par les politiciens, cela devient vraiment difficile pour nous », a déploré William Clay Ford Jr.
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Pour produire des produits de masse à faible rentabilité, il faut déjà avoir d'autres produits à forte marge à son catalogue.
C'est ce qu'a fait Tesla avec les S et X avant de descendre en gamme, mais avec des investissements plus conséquents en développement et outillages.
Ford, faute de renouvellement en Europe depuis 15 ans, est largué sur tous les segments (hors VU). Ils n'ont du coup pas de capacité d'investissement suffisante.
Ils ont été d'ailleurs incapables de passer les Fiesta et Focus thermiques aux nouvelles normes...
30k Spring (+ qql milliers de e-C3) contre combien de centaines de milliers de SUV/berlines familiales ?
Ça n'a rien à voir avec les années 50, simplement l'industrialisation d'un produit commence toujours par le HDG qui peut justifier l'évolution avant de se démocratiser (les voitures, les ordis, les smartphones, l'électroménager, ça a été comme ça pour tout). La stratégie est totalement justifiée.
Hormis la Spring (dont le segment ne fait pas grand chose sur le marché), les e-208 sont déjà dans les VE avec une autonomie correcte (400 km), et la e-208 comme la 500e ont des prix élevés.