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Premier vice-président de l’OPECST, Gérard Longuet préfère réserver l’hydrogène à la mobilité lourde en attendant davantage de maturité de la filière.
Dans une vidéo d’un peu plus de 2 minutes, il indique que « l’hydrogène devrait apporter une mobilité décarbonée pour les transports lourds dans une première étape et peut-être dans une seconde étape pour les véhicules légers ».
Pourquoi cette prise de position ? Comme représentant de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, le sénateur de la Meuse a pour mission de conseiller les élus avec que ne soient prises des décisions engageant l’État.
Dans la note numéro 25 d’avril 2021, intitulée « Les modes de production de l’hydrogène », il rappelle que « la production d’hydrogène repose aujourd’hui sur les énergies fossiles (gaz naturel, pétrole et charbon) et s’accompagne d’importantes émissions de gaz à effet de serre (GES) ».
Il avertit ainsi que ce gaz « n’est pas une solution miracle », mais « peut devenir un vecteur d’énergie pertinent sous la condition d’une production décarbonée ». Ce qui devient le cas par captage du carbone en cas d’utilisation d’énergies fossiles avec le processus de vaporeformage du méthane. Mais aussi en procédant par électrolyse avec une électricité d’origine nucléaire ou renouvelable.
Dans une conférence de presse, en début de semaine, Gérard Longuet a confirmé que l’usage de l’hydrogène pour la mobilité devrait être d’abord réservé aux camions, trains, péniches et autres véhicules, ainsi qu’aux flottes captives de véhicules légers.
En dehors de l’impact CO2, il manquerait 2 éléments, selon lui, pour une adoption de l’hydrogène par les automobilistes : « l’emport de l’hydrogène dans la voiture, et l’existence d’un réseau logistique de stations-service ».
Philippe SCHWOERER
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Il y a du boulot avant de ranger l'hydrogène / électrolyse / pile à combustible dans les énergies intéressantes. Parce que pour l'instant le rendement de la chaîne hydrogène par électrolyse c'est 22% ! .... On est même derrière les moteurs thermiques et leurs 36% et 41% pour l'essense et le diesel, respectivement.Pour rappel, le rendement d'une chaîne électricité / batterie c'est 70%. Dans l'énergie restitué il faut cependant soustraire l'énergie supplémentaire nécessaire à la mise en mouvement de la batterie, malheureusement très lourde.
On peut aussi rappeler que la densité volumique de l'hydrogène est très mauvaises, et qu'il nécessite donc, soit de gros réservoirs, soit une forte compression (dans les limites de la physique), et donc beaucoup d'énergie.
La question du rendement global d'une ligne énergétique par rapport à une autre n'est pas le sujet, il y a de toutes façons des très grandes pertes à un stade ou un autre.
Le vrai problème est de savoir quelle est la solution pour limiter, pas pour supprimer, les émanations aux endroits où elles sont le plus nocives.
Et là ce ne sont plus les données de transport qui sont observées mais bien celles de qualité de l'air et de santé publique. Ce que nous pouvons observer, autant via des satellites que des capteurs urbains.
La turbine de la centrale nucléaire ou a gaz ou a charbon elle a quel rendement? Plus toutes les pertes en ligne? Si ya bien un endroit où il faut pas attaquer le diesel c'est sur son point fort, le rendement! Rendement global bien sûr