Menacé depuis quelques années, le constructeur britannique de voitures de sport a trouvé un investisseur de choix, mais redirigeant ses priorités hors de l’électrification de ses modèles.

L’indépendance a un prix, mais en automobile, difficile d’y survivre. Aston Martin est aujourd’hui en proie à de grandes difficultés financières, et a reçu un nouvel investisseur, ou plutôt un sauveteur. Le Canadien Lawrence Stroll reprend ainsi 16,7% du capital et investit, mais pas sans conséquences.

Pas d’électriques avant 2025

Environ 500 millions de livres (595 millions d’euros) pourraient être levées en 2020. Cependant, la priorité est donnée à une réduction des coûts et à la Formule 1. Aston Martin reprendra l’écurie Racing Point en 2021, propriété de Stroll et faisant courir son fils Lance.

Au catalogue, l’accent sera mis ainsi sur les nouveaux modèles phares comme le SUV DBX, l’hypercar hybride Valkyrie et la prochaine sportive hybride Valhalla. La pauvre Rapide E, version électrique de la berline Aston Martin, est « en pause jusqu’à nouvel ordre ». Malgré un développement « quasiment achevé » et prévue à 155 exemplaires, elle devait débuter ses livraisons courant 2020.

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Pour être clair, la marque indique que « l’investissement dans les voitures électriques est repoussé jusqu’à 2025 ». Il n’est pas indiqué que le DBX, disponible en essence, proposerait une version électrifiée à l’avenir. La marque Lagonda, qui devait incarner le très haut de gamme face à Bentley ou Rolls-Royce, est aussi impactée. Le blason, qui devait être 100% électrique avec un SUV lancé en 2022, est retardé à 2025.

Le SUV Lagonda électrique, prévu en 2022, est repoussé à 2025 au mieux.

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