Lors de leur lancement, les BYD Han et Tang ont été affichées à des prix assez élevés. Mais BYD vient d'annoncer une forte baisse des prix dans certains pays. Politique de prix revue face au manque de succès ? Pas tout à fait.

Durant des années, BYD a écoulé par milliers des véhicules relativement insipides et tirant souvent leur inspiration du côté de chez Toyota. Les choses ont radicalement changé suite à l’embauche de Wolfgang Egger en 2017. La sortie du BYD Tang en 2018 puis de la Han en 2020 ont concrétisé les nouvelles orientations et donné une certaine légitimité au constructeur. Le décollage de ses ventes de véhicules électrifiés coïncide d’ailleurs plutôt bien avec l’arrivée de cette nouvelle gamme.

Han et Tang ont d’ailleurs été les deux premiers modèles lancés par BYD en Europe. Une façon pour le constructeur de construire son image en abordant le marché par le haut. Les prix sont à l’avenant, puisque les deux modèles sont affichés à plus de 70 000 €. Les volumes n’ont jamais été battus de records, et tel n’était pas le but.

Néanmoins, BYD a annoncé une spectaculaire baisse de prix sur certains marchés pour ces deux modèles. Aux Pays-Bas, ils sont maintenant proposés à partir de 55 990 €, soit une baisse de 14 000 €…

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Certains pourront clamer que BYD brade ses voitures puisqu’elles ne se vendent pas, les clients n’en veulent pas, l’honneur est sauf. Pas de précipitation… Les BYD Han et Tang sont désormais vendues en tant que “Final Edition”. Car les deux modèles sont en réalité en phase finale de leur carrière… Dans la foulée des Seal, Song L ou Sea Lion, BYD prépare le lancement d’une nouvelle génération de sa gamme haute pour 2025. Le nouveau Tang pourrait ainsi apparaître dès la fin d’année au salon de Guangzhou, et la nouvelle Han l’année prochaine au salon de Shanghai.

Cette baisse de prix ne semble pas (encore) concerner la France où les immatriculations de Han et Tang sont particulièrement confidentielles.