La suite de votre contenu après cette annonce

Jusqu’ici limité au paiement à l’acte, le consortium Ionity lance une nouvelle formule d’abonnement. Baptisée Ionity Passport, celle-ci permet d’accéder au service à prix réduit.
Alors qu’il s’approche des 400 stations déployées en Europe, l’opérateur Ionity fait évoluer sa grille tarifaire. Concrètement, deux formules sont désormais proposées :
| Formule | Coût mensuel | Prix de la charge en France |
| Ionity Direct | – |
0,79 €/min 0,35 €/min (borne 50 kW tristandard) |
| Ionity Passport | 17,99 € | 0,39 € /min |
Ionity : après son coup de gueule, le patron de Volkswagen relativise ses propos
Faut-il craquer pour Ionity Passport ? En pratique, tout va dépendre de l’usage. Si vous fréquentez régulièrement les bornes du réseau, le bilan économique est favorable. Sur une charge de 20 minutes, l’économie s’élève à près de 9 €. Il ne faudra donc que deux charges de ce type pour rentabiliser l’abonnement.
La décision va aussi dépendre du type de véhicule que vous souhaitez recharger. Si votre puissance de charge est faible (100 kW et moins), mieux vaut s’abstenir de l’abonnement et privilégier les petites bornes 50 kW du réseau, affichées à un tarif quasi identique.
Si la formule Ionity Passport vous intéresse, pensez enfin à mettre les différentes offres en concurrence. Car si cet abonnement est inédit chez Ionity, il est déjà en place chez les constructeurs partenaires du réseau. Chez Kia, l’abonnement Ionity Power est facturé 13 €/mois et permet d’accéder aux bornes du réseau au tarif de 0,29 €/min. Plus intéressant, il reste toutefois réservé aux clients de la marque.
À lire aussi
Voiture électrique et charge rapide : comment fonctionne la courbe de recharge ?Le meilleur d'Automobile Propre, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques voiture électrique, voiture hybride, équipements & services et bien d’autres
S'inscrire gratuitement
On revient là aussi sur une légende urbaine (c'est le cas de le dire): "les citadins qui ont un VE ne roulent presque pas et ne consomment presque pas donc ils n'ont à recharger que tous les 10 ou 15 jours". C'est peut-être vrai dans les grandes agglomérations, mais dans les villes de province je vous vous assure que c'est très souvent... faux ! Vous viendrez jeter un coup d'oeil à l'une des deux barrières de péage de l'autoroute qui longe ma préfecture de 50khab, avec les files de voitures le matin à 7h30 et le soir entre 17 et 18h30, vous comprendriez très vite votre erreur ! Il faut bien comprendre que dans les villes moyennes, le marché de l'emploi urbain est ravagé: sauf à être fonctionnaire ou profession libérale, il n'y a tout simplement plus de boulot en ville ni même en couranne (sauf à travailler dans un parc commercial). Comme me l'avait expliqué l'employée de Pôle Emploi qui m'avait reçue il y a une douzaine d'années lorsque j'ai perdu mon boulot local à la fermeture de l'usine qui m'employait: "le marché du travail ici, c'est à 50km à la ronde. Chantiers, agriculture, agroalimentaire, industrie... tout est loin de l'aire urbaine. Si vous n'êtes pas prêt à faire ce trajet en voiture, sauf à travailler dans l'aide à la personne ou à temps partiel dans la distribution, vos chances de retrouver un emploi sont minimes". Je doute que ça se soit amélioré. D'où la proportion importante de citadins le matin qui prennent leur voiture pour rouler 20, 30 ou 40km (voir plus), sur des trajets la plupart du temps non couverts par les TC (normal, plus on s'éloigne du centre vile et plus le nombre de destinations potentielles explose). C'est aberrant, amsi c'ets la réalité, et je la vis tous les jours (alors que 12 ans en arrière j'allais au travail en vélo). Perso, j'ai retrouvé - avec du mal - du travail à 45km de chez moi; j'ai de la chance, le trajet me prends moins de 40mn porte-à-porte, mais parce que j'ai 35km d'autoroute et seulement 3km d'urbain entre mon domicile et la barrière de péage (d'où la consommation de 20kWh/jour relevée avec la Zoé de ma sœur). De manière générale, cela en dit long aussi sur l'autodépendance des actifs urbains en province, dont je suis convaincu que nos politiques n'ont pas réellement pris conscience de l'ampleur. Sauf à créer de toute pièce des emplois publics locaux, la réduction à marche forcée de la mobilité professionnelle (par les réglementations environnementale et automobiles, par les taxes sur le carburant etc) va faire exploser le taux de chômage; car les emplois locaux, actuellement, ils n'existent pas.
la chance de pouvoir charger chez eux?
Ce n'est pas ainsi que le problème se pose : si on ne peut pas charger chez soi, il n'est pas judicieux aujourd'hui d'acheter un VE. Dans quelques années, peut-être, quand le réseau de charge sera plus performant...
recharger 2 à 3 fois par semaine sur une borne publique?
Là aussi, je ne suis pas d'accord. Le standard des VE dans quelques années, ce seront des VE avec des batteries de plus de 50 kWh ( c'est déjà le cas pour les ZOE et 208 aujourd'hui, alors dans 5 ans...): ceux qui se garent dans la rue habitent en ville et donc ne parcourent que peu de km, avec un VE qui consomme très peu en ville. Une recharge par semaine à une borne rapide, voire dans certains cas une recharge tous les 15 jours, suffit largement pour couvrir le besoin de ce conducteur de VE. Il suffit de faire coïncider cette charge avec des courses au supermarché, un repas au restaurant, une soirée cinéma ou un WE sur la cote, en montagne ou à la campagne ( avec une charge à l'aller pour arriver à destination et une au retour pour le "plein" de la semaine).
Polaris, vu que vous fréquentez assidument le site vous savez que je suis le premier à dénoncer cet amalgame de la cause et de l'effet, et à prêcher pour des bornes économiques dans les rues, à commencer par les réverbères compatibles. L'argumentaire était volontairement provocateur à destination de Balipit qui... bref passons, je vais encore aggraver mon score au modérathon :-)