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CATL vient de présenter en Chine son nouveau service d’échange de batteries, baptisé Evogo. Un service qui est ouvert à tous les constructeurs, et qui repose sur le principe de batteries modulaires. De quoi adapter en continu la capacité à l’usage.
Sous l’impulsion de Nio, le principe de l’échange de batterie connaît un nouvel élan en Chine. Mais pour le moment, le réseau de la start-up reste limité à ses propres véhicules. Plusieurs autres acteurs, comme Aulton, se sont lancés dans de tels projets avec pour ambition de regrouper différents constructeurs. Un nouveau venu pourrait changer la donne dans les années à venir, Evogo lancé par le producteur de batteries CATL. Quoi de différent avec Aulton ? CATL détient aujourd’hui plus de 50 % du marché chinois des batteries. Il peut donc peser sur les choix des constructeurs.
Dans le principe général, le système développé par Evogo est similaire à celui de Nio. La station d’échange s’installe ainsi simplement sur un parking (elle n’occuperait que 3 places de stationnement). Ceci sans gros travaux, hormis l’alimentation électrique bien entendu. Outre le système robotisé d’échange, la station contient 48 modules de batteries.
Modules, le mot est important. Il est même sans doute le plus prometteur du système. Partant du principe qu’un client lambda n’utilise au quotidien que 10 à 20 % de sa batterie, CATL a conçu un système modulaire, baptisé « Choco SEB ». SEB pour Swap Energy Bloc (Échange de Bloc d’Énergie), et Choco pour… Chocolat. Les batteries sont ainsi conçues comme une tablette de chocolat. Lorsque l’on entre dans la station, on choisit ainsi de prendre « une barre » pour ses trajets quotidiens, « deux ou trois barres » pour de plus grands voyages. Chaque barre étant donnée pour 200 km d’autonomie, avec une densité énergétique annoncée à 160 Wh/kg ou 325 Wh/L.
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Pas besoin de se trimbaler 100 kWh ou 600 kg de batteries tous les jours, ni de payer une fortune à l’achat du véhicule pour cette énorme batterie utilisée quelques fois par an. Selon CATL, son système est adapté à tous les types de voitures particulières, et aux utilitaires légers. Notons que l’ensemble du système de gestion de batterie est opéré en connectivité sans fil, ne laissant comme connecteur que les bornes positive et négative de la batterie.
Pour le moment, un véhicule est déjà prévu pour embarquer les batteries Evogo. Il s’agit de la Bestune NAT (groupe FAW), un monospace principalement destiné aux usages de VTC ou taxi. Ici aussi donc, le public cible reste celui des professionnels. Mais Evogo ne ferme pas la porte aux particuliers, bien au contraire. Selon CATL, son système de batterie pourrait être aisément implanté dans 80 % des modèles électriques du marché.

Gautier Bottet
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ah ouais, tu me réponds parce que j'ai cité ton pseudo dans mon post !
Mais parfaitement mossieur, vous avez bien raison , si c'est encore tout un patacaisse pour les kilomètres suivant on passera notre chemin.
Je pense que pour faire du pognon à vendre des kiloWatt, il y aura toujours moyen de trouver de la place.
Même pensée pour les flottes de pro ; a tel points qu'on pourrait bien voir des stations d'échange sur les parkings des grandes entreprises
Le prix de revient au kilomètre et la facilité d'usage. Pour qui recharge généralement à domicile, la messe est dite. Pour qui ne peut pas recharger à domicile, c'est une autre affaire.
Ensuite, c'est le maillage territorial des stations d'échange. A comparer au maillage des stations de recharge rapide. Entre Ionity, Tesla, Fastned et les autres, reste-t-il de la place pour des échangeurs?
Pour des véhicules professionnels utilitaires utilisés intensivement dans un périmètre limité, cela a du sens. Niche?
Pas vraiment. Le coût de fabrication d'une bouteille de gaz, c'est de l'ordre de 1 ou 2 recharges. Donc un objet quasi jetable. Dans le cas de la batterie, hmmm, 1000 recharges?