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Un récent brevet déposé par Tesla laisse penser que le constructeur a peut-être trouvé un moyen de prolonger la durée de vie des batteries. Avec une formule de « manganèse dopé », la marque espère pouvoir mieux conserver la capacité des cellules après 50 cycles de charge.
Comme la plupart des constructeurs automobiles, Tesla souhaite prolonger la durée de vie de ses batteries. Mais cet élément essentiel des voitures électriques est aussi celui qui suscite le plus de controverse. Certains consommateurs s’inquiètent notamment d’une usure prématurée.
Si les experts de l’ADAC ont pourtant déjà prouvé que la batterie de 77 kWh d’une ID.3 avait encore une capacité de 93 % après 100 000 km, Tesla aimerait faire encore mieux en « dopant » ses cellules. L’entreprise américaine pense avoir trouvé le moyen de prolonger la durée de vie de ses batteries.
Grâce à des cellules riches en manganèse, Tesla estime pouvoir « mieux conserver la capacité de la batterie jusqu’à 50 cycles ». Dans le brevet déposé, l’entreprise d’Elon Musk écrit que « le dopage des matériaux actifs de cathode riches en manganèse peut limiter la dégradation de la cellule et l’affaiblissement de la capacité qui s’ensuit ».
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Tesla : la présentation du Robotaxi reportée ?La firme estime même que ces matériaux actifs de cathode riches en manganèse dopé peuvent « améliorer la durée de vie des cycles et la rétention de la capacité dans les dispositifs de stockage d’énergie ». Ces matériaux, tels que le LiMn2O4, sont considérés comme une option intéressante en raison de leur faible coût, de leur tension élevée et de leur impact environnemental relativement faible.
Il serait toutefois intéressant de pouvoir mieux conserver la capacité de la batterie après 50 cycles ! C’est encore loin d’être suffisant même si la dégradation ralentit et que, par conséquent, la batterie pourrait encore avoir une rétention décente à des cycles beaucoup plus élevés. C’est indéniable : les recherches vont dans le bon sens.
Mais il s’agit de Tesla et nous savons que des résultats concrets peuvent mettre beaucoup de temps à arriver dans des modèles de série. Il va falloir s’armer de patience.
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C'est exactement ça.
Si vous regardez les courbes des graphiques de perte de charges des batteries Tesla ça se produit assez rapidement puis après c'est comme stabilisé. ( Dans les 20 a 15 000kms).
La batterie continue de se dégrader mais très lentement la pente est très faible jusqu' à 88%.
Le brevet en question a pour objet essentiel un additif du nom de PDIOIl permet de stabiliser le lithium et la cathode dans leur dégradation
Ce qui est intéressant c''est qu'il faut très peu de cet additif 1 à 2% de la massif de la cellule pour gagner jusqu'à 6 fois plus de cycles avant d'avoir de vrais dégradations.
Le chercheur sous contrat Dan qui a mis au point ce brevet bosse dessus depuis plus de 4 ans et le projet initial c'est e faire une batterie de 3000 cyclesv ou 1 million de miles avec une dégradation la plus petite possible genre 95% en fin de cycle si j'ai bien compris.
Cet additif fonctionne avec une cathode polycristaline fortement chargé en manganèse.
D'après l'auteur de la vidéo que je vous met en lien il est probable que Tesla teste cette solution sur ses batteries de stockage gigapack car ce secteur est moins surveillé par la concurrence.
Voici le lien, vous corrigerez mes propos si j'ai mal interprété.
Dans tous les cas, CATL vient de faire ces derniers jours l'annonce d'une batterie garantie à vie ou plus de 1 million.de kilomètres.
Alors, si le VE et sa batterie/moteur peuvent avoir une aussi longue garantie de durée de vie même à un prix légèrement supérieur le VE devient donc au moins trois fois moins cher qu'un VT puisqu'on pourra rouler avec 3 fois plus longtemps (maxi 300 000 kms pour un VT en moyenne )?
https://youtu.be/fNpTPmbYOUI?si=xySBDGwDCc2dfGxr
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Bonjour,
merci pour cette réponse bien argumentée et construite. La chimie des batteries à base de métaux n'est pas mon domaine, mais celle de produits organiques, oui. L'approche additif peut effectivement avoir des effets notables, avec l'inconvénient que le mode d'action est souvent mal compris. Ici, il s'agit de dioxazolones, produits neutres dont on voit mal comment ils peuvent interagir avec les phases solides. Peut-être favorisent-ils "simplement" la migration du lithium et évitent les surtensions locales. La page wikipedia indique que certains sont explosifs. Au vu de la dilution, c'est peut être pas problématique, mais cela indique une stabilité faible. Il est également indiqué dans la vidéo Youtube que le produit à 95% de pureté présentait de meilleurs résultats que celui à 98%. On peut se poser la question si les acides hydroxamiques issus de la dégradation des dioxazolone ne seraient pas les espèces actives réelles, puisqu'ils pourraient former des sels avec le magnesium. En tout cas, qu'il faille une période de stabilisation de la batterie n'est pas étonnant. D'ailleurs, question bête, les batteries vendues subissent une phase de rodage avant leur commercialisation ? Ou les volumes sont trop important pour cela et on se fie "juste" au contrôle qualité de fabrication ?
Bien à vous.
Pas du tout.