Voitures chinoises : pourquoi cet assureur refuse désormais de couvrir certaines marques ?

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Aux Pays-Bas, l’assureur Univé a décidé de ne plus couvrir certaines marques automobiles chinoises. La raison ? Le manque de pièces détachées et de réseaux de réparation suffisamment structurés, qui peuvent transformer de petits sinistres en réparations longues et (très) coûteuses.

Comme l’expliquent nos confrères de l’Automobile Magazine, le développement commercial des marques chinoises en Europe va parfois plus vite que celui de leur réseau après-vente. Vendre des voitures neuves est une chose, être capable de les réparer rapidement après un accident en est une autre. Et c’est bien le problème !

Plusieurs marques chinoises écartées

Aux Pays-Bas, l’assureur Univé a ainsi décidé de ne plus proposer de contrat à certains propriétaires des marques suivantes : Hongqi, Changan, Voyah, KGM, Leapmotor, VinFast (un constructeur vietnamien), Jaecoo, MHero ou encore Omoda. Pour Dongfeng, Nio, Zeekr et Lucid (une firme américaine), l’assureur continue en revanche de vendre des couvertures au tiers, mais refuse de fournir des garanties plus complètes.

Cette décision repose sur la difficulté à anticiper le coût réel d’un sinistre. Lorsqu’une pièce doit être commandée en Chine, les délais peuvent s’allonger. Pendant ce temps, la voiture est immobilisée et les frais annexes s’accumulent. Dans certains cas, un dommage relativement limité peut même conduire à déclarer le véhicule économiquement irréparable si le coût ou le délai de remise en état devient disproportionné.

Et Univé n’est pas un cas isolé aux Pays-Bas. L’assureur Promovendum refuse lui aussi actuellement plusieurs marques chinoises, dont Xpeng, Nio, Zeekr, Dongfeng ou encore Leapmotor. Là encore, l’entreprise évoque la disponibilité limitée des pièces et le manque d’informations nécessaires aux réparations.

La situation pourrait toutefois évoluer rapidement. Certaines marques épinglées misent sur un développement rapide de leur réseau. Leapmotor revendique déjà plus de 800 points de vente et de service en Europe grâce à Stellantis. Tandis qu’Omoda et Jaecoo comptaient déjà 25 implantations aux Pays-Bas début 2026.

Un problème qui n’est pas nouveau

Univé rappelle d’ailleurs que ce type de difficulté n’est pas nouveau. Lors de ses premières années de développement en Europe, Tesla a lui aussi connu des problèmes d’approvisionnement en pièces et un réseau de réparation limité. À mesure que le constructeur a renforcé sa présence locale, la situation s’est progressivement améliorée.

Toutes les marques chinoises ne sont donc pas logées à la même enseigne. MG, présente depuis plus longtemps sur le marché européen, dispose déjà d’un réseau de distribution développé. BYD investit également massivement dans son implantation sur le continent. À l’inverse, les marques arrivées plus récemment doivent encore bâtir leurs stocks de pièces, former des techniciens et multiplier les points de réparation.

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