Voiture électrique : pourquoi les Français hésitent encore

La suite de votre contenu après cette annonce

Réalisée par l’Ifop, une nouvelle étude constate qu’une grosse partie des Français hésite encore à passer à la voiture électrique. Sans surprise, le prix reste le principal obstacle à lever.

Malgré une offre de plus en plus variée, une grande partie des Français reste réticente à l’idée de passer à la voiture électrique. C’est ce que révèle une nouvelle étude réalisée par l’Ifop qui a interrogé en début d’année un échantillon de 1513 personnes représentatif de la population française.

Une situation paradoxale

Multiplication des Zones à Faibles Emissions (ZFE), fin des véhicules thermiques, hausse des prix des carburants… malgré un contexte réglementaire et économique qui n’a jamais autant favorisé le passage à la voiture électrique, l’intention d’achat des Français recule. Selon l’enquête Ifop, seuls 26 % d’entre eux envisagent d’acquérir un véhicule électrique. C’est cinq points de moins qu’en 2022.

« Tout se passe comme si les Français étaient de plus en plus sceptiques à l’égard de cette technologie » constate l’institut de sondage qui liste trois principaux freins à l’adoption : le prix, l’autonomie et les bornes de recharge. Toujours les mêmes !

La barrière psychologique du prix de vente

Pour près de trois Français sur quatre (73 %), un prix moins élevé constituerait le levier principal d’un passage à l’acte, loin devant sujets liés aux performances, au temps de charge ou à la disponibilité des bornes. A l’opposé, les réponses sont plus floues lorsqu’il s’agit d’estimer le type de véhicule le plus économique. Entre électrique et thermique, 39 % des sondés confient ne pas savoir.

Une fois encore c’est la notion de coût total de possession (TCO) qui, bien maitrisée par les professionnels, reste assez vague aux yeux du grand public. Elle est pourtant essentielle puisque l’intégration aux calculs des coûts à l’usage et à l’entretien, bien moins élevés sur l’électrique, permettent de compenser un coût d’achat initial plus élevé que le thermique. « Au final, c’est le prix de vente qui semble jouer un effet repoussoir » souligne l’étude Ifop.

Au-delà des problématiques liées aux coûts, il y a sans doute une méconnaissance persistante de la technologie et notamment de ses bénéfices en matière de bruit ou de confort. L’étude Ifop souligne d’ailleurs que 97 % des sondés qui ont franchi le pas de l’électrique sont satisfaits de leur choix. Sur ce point, le développement chez les loueurs comme Sixt, Avis ou Europcar d’offres de location de voitures électriques pourrait permettre aux français de se faire une meilleure idée sur la technologie et son fonctionnement, le tout avec des coûts contenus par rapport à l’achat d’un véhicule neuf.

Une image de moins en moins écolo

Dernier constat du sondage Ifop : les Français sont de plus en plus sceptiques vis-à-vis des bénéfices environnementaux de la voiture électrique. Seules 42 % des personnes interrogées par l’Ifop l’estiment bonne pour l’environnement. Elles étaient 58 % début 2022 !

Une chute spectaculaire qui souligne une nouvelle fois la défiance des Français vis-à-vis des choix politiques. C’est notamment le cas pour la prochaine entrée en vigueur de l’interdiction des véhicules thermiques, désapprouvée par 67 % des sondés.

Cet article vous a plu ? Rejoignez la discussion !

Accéder au forum
Otsacil y a 3 ans

Vous avez une vision bien restrictive du monde.
Et vous utilisez des arguments fallacieux: les premiums vendent en proportion autant voir plus de véhicules électriques que les constructeurs généraux. Ils ont d’ailleurs maintenant une offre de VE beaucoup plus complète par rapports autres constructeurs (y compris Tesla)

Bdd13il y a 3 ans

Ok, moi aussi j'ai un VE avec 150 km d'autonomie, en voiture principale, et je n'utilise jamais de bornes (trop cher). Je recharge chez moi.
Et vous, vous habitez où : maison ou appartement dans un immeuble, et en ville ?

Major Grubertil y a 3 ans

Eh bien donc vous ne tombez pas dans la catégorie que je décris. J'ai moi-même indiqué dans différents commentaires sur ce site que je possède une Tesla Model 3 LR, qui est une voiture que l'on peut qualifier de premium par son prix.
Par contre, et pour être responsable d'une entreprise où nous avons beaucoup de jeunes salariés, je suis inquiets de voir des gens de 20-30 ans se mettre dans le rouge financièrement pour une voiture premium alors qu'ils n'ont pas encore commencé à se constituer un patrimoine.
C'est notamment ces deux profils que je vise dans mon post:

  • les gens qui prennent des voitures premiums en se privant, et particulièrement privant leurs proches, ailleurs (la voiture est-elle la bonne priorité ? Je considère que non)
  • les gens qui ont eux les moyens mais préfèrent en 2023 acheter des voitures premiums thermiques alors que l'offre en électrique est riche

Nos guides