La suite de votre contenu après cette annonce

Etalé pour sa 6e édition sur une semaine complète, le Vendée énergie Tour 2019 se déroulera du lundi 3 au samedi 8 juin. Cette manifestation unique en France dans sa dimension, sa diversité et son esprit démontre depuis 2014 que la mobilité durable est en marche, et déjà accessible aux particuliers comme aux professionnels.
Organisé par le syndicat d’énergie de la Vendée (SyDEV), sous l’impulsion de son président visionnaire Alain Leboeuf, et avec le chaleureux dynamisme de Pascal Houssard (photo ci-dessous), directeur général adjoint, l’événement est très apprécié des habitués qui, pour 60% d’entre eux, sont extérieurs à la Vendée. Ainsi, pour ne citer que les fidèles participants les plus éloignés, l’équipage allemand composé de Dunja Weiss et Thomas Igler, en Model S (5e participation), et le motard Jacques Verhaegen, qui viendra pour la 3e fois de Belgique avec sa moto électrique Zero Motorcycles.

D’abord simple rallye sympathique proposé aux seuls électromobiliens sur une distance d’environ 120 kilomètres, et maintenant semainier aux multiples tiroirs ouverts sur toute la mobilité durable, le Vendée énergie Tour a pu se renouveler et se développer grâce au soutien fidèle du conseil départemental de la Vendée présidé par Yves Auvinet, et à de solides partenaires présents depuis le début (EDF, Engie, GRDF, Enedis).
Imaginé au départ pour intéresser les professionnels à la mobilité électrique, le VET a progressivement pris pour mission de faire se rencontrer tous les publics autour des solutions de mobilité durable, systèmes de production d’énergie via des sources renouvelables, et autres bonnes idées dans le souci de l’environnement et de la santé publique.
Ce dernier point sera particulièrement présent dans le traditionnel rallye désormais baptisé « Rallye des ambassadeurs et des initiatives durables ».
Les équipages au volant de véhicules électriques, hybrides rechargeables ou alimentés au gaz rencontreront l’équipe qui gère la station d’eau potable d’Apremont, celle du chantier de réinsertion Acemus qui s’active en permaculture à Aizenay, l’agro-apiculteur Jean-Marc Aubret qui a planté autour de la Genétouze 10.000 arbres afin de s’assurer une production de miel de très haute qualité, et Serge Toublan, de Coëx, un propriétaire de Tesla qui a monté un système en autoconsommation d’électricité qui s’appuie sur des panneaux photovoltaïques montés sur un tracker.
Dans la boucle, un passage par les points de recharge Citycharge installés sur des lampadaires d’éclairage public à La Roche-sur-Yon.
Comment faire venir le grand public pour parler de tout ce qui concerne les véhicules électriques, mêmes les sujets qui fâchent ? « On a voulu surprendre en proposant une mise en scène d’un procès, celui de Monsieur Voiture Electrique », répond Pascal Houssard. « Pour cette conférence théâtralisée qui se veut légère sur la forme, mais très sérieuse sur le fond, les jurés seront tirés au sort parmi le public », poursuit-il.
Ce programme sans concession a pour objectif d’apporter aux spectateurs un maximum d’informations fiables autour de la mobilité électrique. Le DG nous promet un moment « très distrayant ».
Depuis 2014, accompagnant les progrès technologiques, les organisateurs et partenaires du Vendée énergie Tour, et notamment Jean-François Villeret et son équipe de Tour véhicules électriques qui organisent sur le terrain le rallye des ambassadeurs pour la 6e année consécutive, ne cessent de plaider pour une utilisation très large des véhicules électriques, y compris pour des déplacements longs.
Cette année, de grands témoins seront sur place pour le démontrer, films à l’appui. Ainsi Bruno Ricordeau, à la tête de l’agence Atypik Travel Organisation, qui présentera les rallyes Green Expedition, en Argentine (2018), et le Paris-Cap Nord de cette année. Deux aventures qui ont été suivies en voitures, à motos, et même, sur la route 40 d’Argentine, à vélos électriques.
Le Vendéen Jérémy Cantin, très engagé dans la conversion des véhicules thermiques en électriques, relatera la participation de ses 2 buggys au rallye Aïcha des Gazelles.

Une place encore plus importante sera donnée cette année à la mobilité GNV. « Nous avons cherché différentes formules pour alimenter la réflexion des professionnels sur la transition des flottes des collectivités et des entreprises », commente Pascal Houssard.
Un GNV Tour est ainsi organisé pour la première fois dans le cadre du VET. Il passera par les différents points d’avitaillement de Vendée en gaz naturel : Mortagne-sur-Sèvre (station Agricarbur ouverte en 2017 par un collectif d’agriculteurs), La Chaize-le-Vicomte (station gérée depuis son ouverture en 2018 par Vendée Energie, la SEM du SyDEV), Essarts-en-Bocage (station inaugurée pendant le VET), et le circuit de Fontenay-le-Comte qui symbolisera la prochaine installation, sur le secteur de la commune, de distributeurs GNV.

Avec les constructeurs Seat, Fiat, Scania et Iveco présents, des véhicules lourds et légers alimentés au gaz pourront être approchés et parfois même essayés.
A noter que le lycée professionnel Rosa Parks de la Roche-sur-Yon recevra un tracteur routier GNV Scania neuf à double-commandes. Une première en France pour un tel établissement qui forme en particulier au métier de chauffeur.
En plus de tout cela, pas moins de 4 espaces d’exposition, d’essais et de découverte de la mobilité durable sont au programme du VET 2019.
D’abord un Café énergie Tour organisé aux Brouzils (lundi 3 juin) pour des rencontres entre le public et des propriétaires de voitures électriques, un rassemblement avec une foule de surprises dans le périmètre du circuit de Fontenay-le-Comte (mercredi 5 juin), des animations « Retour vers le futur » aux haras de la Vendée à La Roche-sur-Yon où des chevaux et des véhicules anciens seront mis en scène (vendredi 7 juin), et la traditionnelle Fête de la mobilité organisée tous les 2 ans par La Roche-sur-Yon Agglomération (samedi 8 juin).
De nombreux exposants sont déjà inscrits.
Programme complet : www.vendee-energie-tour.com/programme.html
Le meilleur d'Automobile Propre, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques voiture électrique, voiture hybride, équipements & services et bien d’autres
S'inscrire gratuitement
Saut que le gaz est de plus en plus d'origine renouvelable ;)
Renseignez vous : en 2030, 50% du gaz sera issus de la méthanisation (les déchets types boues de station d'épuration, déchets agricoles ou déchets de restaurants collectifs deviennent du Biogaz qui remplace le gaz fossile dans les réseaux). En 2050 ce sera 100% de Biogaz qui donnera à notre pays une totale indépendance + créations de milliers d'emplois locaux.
Dès véhicules circulant au méthane ça existe, au niveau européen depuis un paquet d'années.
Ma première Twingo GNV avait été immatriculée en décembre 1999, celle que je possède encore, en janvier 2000, ça fait déjà 19 ans :)
Le problème du GNV, c'est que celà fait plus de 20 ans qu'on nous promet une généralisation des stations services, qui, arrivent ... enfin arriveront, peut être un jour ...
quand on voit comment la Belgique c'est couverte, en quelques années de stations automatiques avec paiement CB, j'adorerais la même chose en France. Pour l'instant, les constructeurs continuent de pousser le gazoil, en annonçant un peu d'élec, mais juste pour ne pas trop payer de taxes, pas forcément parce qu'ils y croient ...
Cdlt
Tout d’abord il faut préciser que le carburant gaz naturel aujourd’hui ne s’envisage Rapidement que dans sa version biomethane ce qui lui procure un bilan CO2 quasi nul, et des fuites totalement négligeables. Ensuite il est plutôt orienté pour remplacer le diesel pour les poids lourds et là c’est -93% de particules fines et -27% de NOX par rapport à la norme EURO 6.
Plusieurs rapports montrent aujourd’hui que du puits à la roue c’est le véhicule bio GNV qui est devant les autres, même l’electrique, en bilan CO2.
Enfin en terme de coûts c’est sans commune mesure : là où il faut investir dans des infrastructures coûteuses pour renforcer le réseau électrique pour un déploiement important de la mobilité, le même déploiement nécessiterait 1000 fois moins d’argent pour le même résultat en gaz naturel, ce qui s’explique notamment par le réseau de distribution et de transport qui est beaucoup plus souple et capable de pourvoir à des surcroîts importants de consommation sans modification.
Le bio GNV n’est probablement pas le carburant du futur à long terme mais à force d’essayer de le discréditer sans cesse on passe à côté d’une énergie de transition peu coûteuse, créatrice d’emplois (80% du biomethane est produit dans des exploitations agricoles à taille humaine) non delocalisables, bien moins coûteuse en aides publiques que les autres energies renouvelables et permettant de decarboner rapidement un secteur très consommateur (le transport de marchandises et de personnes).
Pour les véhicules particuliers, la réalité c’est que les rares véhicules ne sont que des adaptations sur des moteurs d’entrée de gamme avec des calculateurs qui n’ont pas été optimisés pour le carburant GNV. Il est possible que SEAT avec l’ARONA et la LÉON aient fait mieux, car ils ont des véritables ambitions de prise de marché, contrairement à leurs concurrents qui n’ont fait que répondre à des demandes de clients, avec plus ou moins de bonne volonté. Ces voitures venant de sortir sur le marché je n’ai pas encore de bilan pour étayer ces dires.