Après les voitures autonomes, Uber compte aussi s'attaquer à la recharge électrique

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Vous pensiez qu’Uber était hors-jeu dans la course à l’électromobilité ? Détrompez-vous ! En plus de s’intéresser très sérieusement aux voitures autonomes, l’entreprise américaine cherche aussi à développer une offre dans le domaine de la recharge pour les voitures électriques…

Uber mise aussi sur la recharge

Déjà très actif sur le terrain des robotaxis, Uber veut désormais peser sur un autre maillon stratégique de la mobilité électrique : la recharge. La firme de San Francisco estime que son activité lui donne une vision privilégiée des besoins réels des conducteurs, en particulier dans les grandes métropoles. Grâce aux données issues de millions de trajets, Uber affirme pouvoir identifier les zones où les chauffeurs ont le plus besoin de bornes rapides… Mais aussi les moments où la demande risque d’être la plus forte.

C’est un enjeu de taille pour les années à venir. En effet, pour les chauffeurs VTC qui roulent à l’électrique, la recharge reste souvent le point de friction. Ce n’est pas le problème du temps de recharge, mais plutôt de l’indisponibilité ou du mauvais emplacement. Pour eux, chaque minute compte. Grâce aux informations dont il dispose, Uber estime être en capacité d’orienter le déploiement des infrastructures vers les lieux les plus utiles pour ses propres chauffeurs, mais aussi pour les autres électromobilistes.

En s’appuyant sur des opérateurs existants

Pour accélérer ce mouvement, Uber a annoncé un investissement de 100 millions de dollars dans le déploiement de bornes de recharge rapide publiques. La société ne compte pas forcément construire seule ces infrastructures. Elle préfère s’appuyer sur des opérateurs déjà installés, comme EVgo aux États-Unis ou Ionity en Europe. Son rôle consiste surtout à apporter des données, de la visibilité sur la demande et, dans certains cas, des garanties d’utilisation. Autant d’arguments qui devraient rassurer les réseaux.

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Cette stratégie répond aussi à l’évolution du modèle d’Uber. L’entreprise multiplie les accords autour des véhicules autonomes, dont beaucoup sont électriques. Si ces robotaxis doivent fonctionner à grande échelle, ils auront besoin de solutions de recharge fiables et disponibles à des horaires compatibles avec une exploitation intensive. En réalité, la recharge devient un élément opérationnel central, au même titre que la gestion des véhicules ou l’optimisation des trajets. Uber n’a donc pas vraiment le choix…

La compétition s’annonce rude

En parallèle, la firme teste de nouvelles fonctionnalités dans certaines villes. Selon InsideEVs, Uber intègre désormais des recommandations pour orienter ses chauffeurs New-Yorkais vers les stations de recharge les plus proches et celles où l’attente est la moins longue. Avec cette stratégie, l’entreprise se retrouve face à Tesla et Waymo. Mais Uber joue tout de même une carte différenciante, celle de la plateforme capable de connecter des chauffeurs, des opérateurs de recharge et, demain, des flottes autonomes.

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