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Verra-t-on bientôt émerger un bonus CO2 pour les voitures électriques « made in Europe » à l’échelle du Vieux continent ? C’est en tout cas ce que réclament les patrons de deux géants du secteur, Volkswagen et Stellantis.
Dans une tribune relayée par Les Échos, les dirigeants de Stellantis et de Volkswagen ont fait le choix de plaider pour la création d’un « bonus CO2 » réservé aux voitures électriques produites en Europe. Derrière cette médiatisation, l’idée est surtout de soutenir l’industrie automobile du Vieux continent face à une concurrence internationale de plus en plus intense. Ils estiment qu’un tel dispositif pourrait permettre de compenser les coûts plus élevés d’une production sur le sol européen. Notamment liés aux normes sociales, environnementales et industrielles plus strictes.
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Voici le top 10 des ventes de voitures électriques en Europe en 2025 : le Tesla Model Y résiste, une Skoda impressionneLes deux groupes alertent sur l’évolution rapide du marché. Si l’essentiel des voitures vendues dans l’Union européenne était encore récemment assemblé sur notre territoire, la montée en puissance des constructeurs asiatiques (notamment les Chinois), capables de proposer des modèles à des tarifs très compétitifs, bouleverse les équilibres. Pour Stellantis et Volkswagen, la question est à la fois industrielle et stratégique : ils cherchent un moyen de préserver une base de production locale.
Ils proposent la mise en place d’un label « made in Europe » attribué aux véhicules capables de répondre à des critères de production locale. Les voitures électriques ainsi labellisées pourraient bénéficier d’avantages concrets, comme des aides à l’achat renforcées ou un accès facilité à certains marchés publics. Les dirigeants évoquent également une logique d’incitation et veulent encourager les constructeurs à maintenir, voire à développer, leurs capacités industrielles en Europe.
Cette réflexion doit évidemment s’inscrire dans une dynamique politique globale. Et il se trouve que le modèle français pourrait inspirer Bruxelles. Chez nous, l’attribution de l’éco-score permet déjà à certains modèles de bénéficier d’un bonus. Un mécanisme similaire pourrait voir le jour à l’échelle européenne. L’idée semble en tout cas faire son chemin. Plusieurs responsables politiques européens évoquent désormais l’idée d’une « préférence européenne » avec des exigences sur du contenu local.
Au-delà de la démocratisation de la voiture électrique et des aides accordées aux consommateurs, l’enjeu concerne l’avenir d’un secteur clé pour l’économie du Vieux continent. L’industrie automobile représente 8 % du PIB européen et fait vivre des millions d’emplois. Pour Stellantis et Volkswagen, orienter les soutiens publics vers la production locale permettrait de renforcer la compétitivité, mais aussi de sécuriser les investissements industriels dans la transition vers l’électrique.
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