Trump remet les voitures américaines sur la voie du pétrole

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Chevrolet Silverado

C’est un véritable retour en arrière pour l’industrie automobile étasunienne. Non seulement le passage à l’électrique n’est plus du tout à l’ordre du jour, mais le président vient de signer de nouvelles normes de consommation plus laxistes que jamais.

Trump ne veut pas entendre parler de l’électrique (hormis lors d’une brève séquence de publicité pour Tesla à la Maison Blanche en compagnie d’Elon Musk). Après avoir mis fin aux aides à l’achat de véhicules électriques et avoir attaqué les programmes de déploiement de bornes de recharge, voici un nouveau pas en arrière.

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Une nouvelle norme devrait entrer en vigueur dès le mois de décembre. Après cette date, la moyenne de consommation sera abaissée à 34,5 mpg (6,8 l/100 km). Sans autre objectif dans les années à venir. Rappelons que le gouvernement Biden avait mis en place une norme exigeant une baisse de 8 % sur deux ans en 2024 et 2025, puis 10 % en 2026 et enfin 2 % par an de 2027 à 2031. Avec pour cible une moyenne à 50,4 mpg en 2031, soit 4,67 l/100 km.

Un gain pour les clients ?

Pour Trump, cette nouvelle loi est présentée comme un triomphe. Elle doit permettre d’économiser des milliards de dollars aux constructeurs et aux consommateurs. Cet assouplissement doit en effet réduire les investissements des constructeurs dans les technologies d’électrification et devrait en théorie réduire le coût des véhicules. Selon certains analystes, GM pourrait par exemple économiser près de 20 milliards de dollars entre 2026 et 2031.

Le gouvernement estime que la mesure fera gagner 900 dollars par véhicule neuf. Mais les constructeurs ayant aussi à cœur d’accroître leurs bénéfices ne répercuteront pas la totalité des réductions sur le prix final. A contrario, le consommateur verra sa facture de carburant grimper encore…

La nouvelle mesure met également fin aux échanges de crédit CAFE entre les constructeurs. Ici c’est Tesla qui sera sans doute le plus impacté.

Quel avenir pour les constructeurs étasuniens à l’international ?

La mesure est également un risque pour l’industrie automobile étasunienne. Déjà fragilisés à l’international, GM, Ford et Stellantis sont encouragés à ne pas investir fortement dans les technologies qui se développent rapidement dans tous les autres pays du monde. Ou ils devront développer des familles de véhicules différentes selon les marchés. Le résultat est d’ores et déjà visible dans les dernières annonces de ces constructeurs : ils s’appuient de plus en plus sur des partenariats, souvent chinois, pour maintenir leur présence à l’international…

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Nasmail y a 25 minutes

Et pourtant leur objectif de base était déja pas fou.
Avec pour cible une moyenne à 50,4 mpg en 2031, soit 4,67 l/100 km.
A 2.28 kg de CO2 par litre d 'essence ça fait 106 grammes par km comme objectif en 2031 soi plus du double de l'objectif CAFE pour l'europe en 2030.

Avec 6.8 l/100 km c'est juste 155 grammes par km.

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