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Grâce à un volume de livraisons record, Tesla passe le cap du milliard de dollars de bénéfices au second trimestre 2021. Une première !
Rien ne semble arrêter la fusée Tesla. Après avoir annoncé plus de 400 millions de dollars de bénéfices au premier trimestre 2021, le groupe américain vient de réaliser un nouveau record. Entre avril et juin, le bénéfice net du constructeur a atteint 1,14 milliard, soit 10 fois plus qu’à la même période il y a un an (104 millions).
Avec plus de 200 000 véhicules livrés au second trimestre, le groupe d’Elon Musk a réalisé un chiffre d’affaires de 11,96 milliards de dollars au second semestre. Un record pour le groupe !
Si les revenus de l’activité automobile progressent de 13 % par rapport au trimestre précédent, la vente de crédits carbone a diminué sur la période. Sur les trois derniers mois, elle a permis au constructeur de générer 354 millions de dollars de revenus, soit moins que les 518 millions du trimestre précédent.

| Q2 2021 | Production | Livraison |
| Model S/X | 2 340 | 1 890 |
| Model 3/Y | 204 081 | 199 360 |
| Total | 206 421 | 201 250 |
Sur le volet industriel, Elon Musk se veut confiant pour démarrer l’industrialisation de ses premiers véhicules au sein des Gigafactories de Berlin et d’Austin d’ici à fin 2021.
Le constructeur a en revanche décidé de repousser à 2022 le lancement de la production du Cybertruck et du Semi. Un choix que le patron de la marque justifie par la « disponibilité limitée des cellules de batterie » et les « défis de la chaîne d’approvisionnement mondiale ». Sur ce point, Musk juge « assez sérieuse » la pénurie actuelle de semi-conducteurs. « C’est compliqué de dire combien de temps ça va durer, car on ne peut rien y faire nous-mêmes », a-t-il déclaré. Si elle parvient aujourd’hui à contourner le problème, la marque pourrait aussi être impactée. « Pour le reste de l’année, notre croissance dépendra du plus petit élément de notre chaîne d’approvisionnement », a prévenu Musk.
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8e trimestre de bénéfice, c'est remarquable.
Le constructeur semble avoir atteint la taille critique assurant sa pérénnité.
Que l'on aime ou pas la marque, il faut bien garder à l'esprit que si nous avons des VE c'est grâce à Tesla, tous les constructeurs traditionnels ont freiné au maximum son développement, mais face aux résultats du Californien, il est désormais vital pour eux de proposer une alternative.
Tesla conserve une bonne marge de progression avec le Model Y, qui devrait capter une frange importante du coeur de marché actuel : le SUV mid-size. Seul le groupe VAG semble en avoir pleinement conscience, en sortant dans la précipitation l'ID4, la Q4 e-tron et l'Enyak pour capter une partie de la clientèle Européenne avant la déferlante annoncée.
Je ne suis pas un fan de Musk, mais je dois bien admettre que les chiffres sont là et qu'il a réalisé un véritable coup de force en imposant sa marque Automobile dans un marché qui était déjà saturé.
Vous devez travailler chez un de ses "vieux" constructeurs automobile pour les connaitre si bien.
Si il y a à mon avis quelque chose dont les actionnaires et les "boards" de ces vieux pachydermes, c'est qu'ils n'ont aucune idée de où vont les marchés automobile.
Car il y a bien plusieurs marchés, géographiquement parlant, avec des perspectives différentes.
Il est illusoire de penser que l'Afrique et l'Amérique du Sud auront les moyens d'investir dans les infrastructures nécessaires à un passage rapide à l'électrique. Et leur populations n'auront pas les moyens avant longtemps.
Pour l'Europe, les politiques tentent le passage aux forceps. Mais après eux le déluge et si ce n'est pas applicable, ils repousseront. Alors, évident de mettre des milliards sur la table avec un ROI si évident?
Aux USA, le jeu est loin d'être fait non plus. Bien sur, Tesla occupe quasiment seul le segment et s'en sort bien car ils ont des produits performants. Mais qu'en sera t il si la masse des consommateurs ne souhaite pas se convertir? Pour les investisseurs des "vieux" constructeurs, la réponse est loin d'être évidente.
Alors tant mieux pour Tesla, ils méritent de réussir.
Par contre, il faut arrêter de traiter des entreprises centenaires de vieux truc rouillés incapables de se réformer. Ils ont juste une vision et une politique différente de celle d'un free lance relativement nouveau sur le marché.
A force d'attendre, seul argument pour ne pas reconnaître ses erreurs, on finit par mourir.
Sûr à 100%