AccueilArticlesTémoignage : Cyrille trouve son Audi Q6 e-tron très confortable mais tellement compliqué !

Témoignage : Cyrille trouve son Audi Q6 e-tron très confortable mais tellement compliqué !

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A bord d'une Audi Q6
A bord d'une Audi Q6

Si le confort de son Audi Q6 e-tron est très apprécié par Cyrille, il reste perplexe devant la complexité d’utilisation des commandes. Au point de ne pouvoir la prêter à des personnes de son entourage.

Passage par l’hybride rechargeable

Avant de recevoir son Audi électrique, Cyrille roulait avec une hybride rechargeable, plus précisément une BMW X3 qui lui a laissé un bon souvenir. Il ne lui reproche qu’une autonomie un peu chiche : « Elle n’était que d’une cinquantaine de kilomètres. C’était vraiment une voiture confortable, une vraie routière, en général assez simple à utiliser. J’en ai un peu la nostalgie, elle avait tout ce qui lui fallait, avec une très belle ligne. En trois ans de LOA, elle a parcouru environ 70 000 km ».

Hybride rechargeable puis maintenant électrique, un parcours qu’explique le chef d’entreprise horticole : « Quand BMW a sorti son nouvel X3, l’autonomie est passée à 100 km environ, mais je n’ai pas aimé sa ligne. Avec mon activité professionnelle, j’ai une fibre écolo et suis très très branché sur les énergies renouvelables. Je me définis comme un acteur de l’écologie, mais pas du tout comme un politicien. J’agis au quotidien ».

L’hybride rechargeable n’a donc été qu’une étape : « J’attendais que l’autonomie progresse, car j’ai régulièrement de longs trajets à effectuer. Comme ils se font de manière très tendue, devoir m’arrêter 30 minutes pour 300 km me déplaisait. Quand j’ai appris par une connaissance que l’Audi Q6 e-tron venait de gagner une autonomie énorme, je m’y suis intéressé. J’avais hésité un peu avec une Tesla Model S, mais ma femme trouve cette voiture horrible ».

Jusqu’à 500 km réels d’autonomie

Quel modèle Cyrille a-t-il retenu pour son Audi Q6 e-tron ? « Il s’agit d’une version Performance en finition S line. Depuis que nous l’avons reçu en juin 2025, nous avons déjà parcouru environ 15 000 km à son volant  ». Le constructeur promeut ainsi ce modèle : « Avec la finition S line, l’Audi Q6 e-tron enfile sa tenue de sport et impose un look résolument dynamique qui ne laissera personne indifférent ».

Sur ce modèle, les roues arrière sont animées par un moteur synchrone qui développe une puissance de 225 kW (306 ch) pour un couple maximal de 485 Nm. Dépendante aussi de l’équipement, l’autonomie officielle en cycle mixte WLTP pour l’Audi Q6 e-tron est de 653 km l’été et 478 l’hiver : « La nôtre était donnée pour 590 km. Ma femme a déjà réussi à parcourir plus de 500 km sur une charge avec une configuration assez idéale de route nationale sans bouchon à 80 km/h ».

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Ce qu’il obtient lui même est déjà très bon au regard d’autres utilisateurs : « Sur les longues distances en partant de la région lyonnaise, quand je suis au régulateur à 110 km/h, l’autonomie varie selon les saisons entre 400 et 500 km. J’ai l’impression que c’est moins bon l’été que l’hiver et que la clim consomme davantage que d’avoir une température modérée de chauffage. À vérifier l’été prochain. J’ai aussi remarqué un seuil vers 132-134 km/h à partir duquel la conso s’envole ».

Une voiture de haut standing

L’Audi Q6 e-tron de Cyrille n’est pas souvent branchée sur des bornes rapides : « Les recharges sont effectuées principalement à la maison ou sur nos lieux de travail respectifs. Ma femme bosse dans une entreprise qui a fait installer plein de bornes sur son parking. Le prix du kilowattheure est à 11 centimes. C’est pareil pour la maison grâce à un contrat passé au bon moment à un excellent tarif bloqué avec Antargaz ».

Même s’il ne recharge pas souvent sur l’autoroute, l’électromobiliste quadragénaire a déjà une anecdote à raconter : « Je suis arrivé un jour dans une station qui était saturée sur l’autoroute A43. Heureusement, il me restait encore 20 % d’énergie dans la batterie, ce qui m’a permis de rejoindre l’aire de L’Isle-d’Abeau où il y a pas mal de bornes dont plusieurs étaient libres lors de mon passage. En 10 minutes de branchement, le niveau d’énergie reprend 30 % environ. Pas la peine de laisser au-delà de 85 % : ça n’avance plus ».

Du côté des qualités, notre interlocuteur liste pour son Q6 : « C’est une très belle voiture, très confortable, de haut standing, avec un intérieur phénoménal, au-dessus de ce que propose BMW. Le cuir est soyeux, l’autonomie est top, les écrans incurvés et celui pour le passager à l’avant sont très bien. Le volant chauffant n’est pas un gadget, et il est agréable, montant vite en température ».

Voiture compliquée à utiliser

Cyrille signale un défaut qu’il qualifie de majeur sur l’Audi Q6 e-tron : « C’est une voiture compliquée à utiliser, Audi est allé trop loin dans la technologie. Le commercial avait prévu une séance de prise en main d’une heure et demie, sans avoir le temps de voir les options. Même à la concession ils sont conscients de cette complexité. Je ne peux même pas la prêter à mon père qui roule aujourd’hui en Dacia Duster après avoir eu des Renault 25 et Safrane ».

Des opérations simples sont parfois d’une réalisation difficile : « Rien que de changer de média pose problème, par exemple vouloir utiliser la radio quand on a un téléphone connecté via Apple CarPlay. Le pire, ce sont les aides à la conduite qui font que par défaut et à chaque nouveau démarrage ça sonne dans tous les sens. Ça m’énerve parfois tellement que j’ai déjà pété les plombs avec cette voiture ».

Notre témoin défie quiconque ne connaissant pas le véhicule d’activer le régulateur de vitesse : « Il y a trois manipulations à faire avec une manette en bas à gauche du volant. C’est à devenir fou. Je me suis créé un raccourci pour désactiver certaines aides à chaque nouvelle utilisation du véhicule, comme l’alerte de dépassement de la vitesse et le contrôle de la distance avec le véhicule qui précède. Pour d’autres, j’ai abandonné. J’ai dû m’en remettre à ChatGPT pour apprendre à me servir de mon Audi ».

Mitigé après 7 mois d’utilisation

Les réactions de l’Audi Q6 e-tron sont parfois déstabilisantes : « La voiture donne parfois des coups de volant limite dangereux pour bien rester dans la voie ; avec le régulateur de vitesse on a des ralentissements musclés quand le véhicule roule à 110 km/h et que le système repère par exemple un panneau 80 ; le contrôle de distance avec le véhicule qui précède fonctionne aussi de manière brusque ; on serait presque empêché de tourner si on ne met pas le clignotant ».

Ces comportements expliquent que Cyrille est encore perplexe concernant le fonctionnement de son SUV électrique allemand : « Tout cela me gâche vraiment le plaisir de conduire. Au bout de sept mois d’utilisation, je reste mitigé. C’est une voiture qui est tout de même à 106 000 € au catalogue en comptant les options… J’ajoute que la fonction pour des sièges massants est inutile, on ne sent quasiment rien. J’avais bien mieux dans la BMW X3 ».

Et même encore avant, avec un modèle qui est en quelque sorte devenu une référence pour lui : « J’ai eu un Renault Espace Initiale. Je peux dire qu’il était un vrai salon de massage. Globalement, il y avait tout dans ce véhicule. De toutes les voitures que j’ai eues, c’est lui qui a été le meilleur. J’ai aussi un regret au sujet du Renault Avantime pour lequel j’ai développé une vraie passion ».

Bascule massive vers l’électrique ?

Sur son Q6 électrique, Cyrille apprécie au plus haut point un équipement : « Le système audio Bang & Olufsen avec Leds clignotantes offre un son incroyable à 360 degrés, avec une expérience vraiment immersive. Il y a même des haut-parleurs dans les appuie-tête. C’est vraiment à essayer. J’aime écouter de la musique classique un peu fort, ce n’est jamais désagréable ».

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D’une puissance de 830 W, l’ensemble est composé de 16 haut-parleurs, dont 4 intégrés aux appuie-tête : « Aujourd’hui je ne pourrais pas reprendre une voiture qui ne me satisferait pas au niveau du son. Ce sera à nouveau une électrique ». Pourquoi pas une XPeng (Référence au témoignage de Philippe en XPeng G9) ? « Je ne connais pas cette marque. En revanche, lors d’un déplacement en Asie, j’ai pas mal remarqué la présence de BYD : ce sont de belles voitures ».

Concernant l’électromobilité, notre témoin est très optimiste : « J’ai fait le pari avec des copains qu’on va très très vite aller vers le tout VE en France. Plus vite que ce que les gens veulent bien le croire, et même avec encore des modèles thermiques accessibles en occasion. Les deux plus gros freins, c’était déjà l’autonomie et on est arrivé à ce qu’elle soit suffisante ; ainsi que les prix pour lesquels les constructeurs européens devraient s’adapter. J’estime que 2026 est l’année charnière et que sur la période 2027-2030, la bascule va s’effectuer dans des proportions énormes ».

Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Cyrille pour son accueil et son témoignage que nous avons sollicité.

Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.

Avis de l'auteur

A travers ce témoignage de Cyrille, c'est toute la question des conséquences d'une trop grande richesse technologique à bord des voitures électriques qui est posée. Entre réactions inappropriées, complexité, et une multitude d'alertes sonores qui réapparaissent à chaque nouvelle utilisation, il y a de quoi se sentir dépassé et envahi. C'est d'ailleurs un sentiment que je partage avec Cyrille et qui m'amène à penser que mon actuelle voiture électrique sera peut-être ma dernière voiture. Quoique pour les aides à la conduite et les alertes, des constructeurs savent mieux faire. Ainsi Renault qui a prévu une désactivation avec un seul mouvement de pouce, ainsi qu'un réglage du niveau sonore qui peut-être si faible qu'il ne dérange plus. On peut toutefois se demander si ces multiples alertes sont bien judicieuses si l'on doit s'habituer à les ignorer. Ce qui m'interpelle aussi dans ma propre expérience, c'est cette accoutumance que l'on peut avoir avec les systèmes audio. J'avais également été très satisfait de la sono Harman Kardon de mon précédent VE. Pourtant de la même marque et de la même année, la voiture que j'utilise aujourd'hui est équipée en JBL également haut de gamme. Mais je suis très déçu du résultat au point de ne plus mettre de musique désormais en roulant. Avec mon fils nous avons joué sur les réglages, sans succès. Si je ressens le besoin d'une ambiance sonore, je suis revenu à l'écoute de la radio. Ca peut paraître anecdotique, mais ce point pourrait m'inciter à reprendre un exemplaire du modèle précédent de VE que j'avais. C'est assez incroyable quand je me souviens du son très moyen que je pouvais accepter il y a encore 10 ans.

Philippe SCHWOERER

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