Surprise : le leasing social des voitures électriques n'est pas le succès espéré

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Après un début canon, le leasing social millésime 2025 tourne au ralenti. Le quota est donc loin d’être épuisé. Il est encore possible d’en profiter.

Après une longue attente, le leasing social a été officiellement relancé le 30 septembre 2025. Avec une mise en garde claire : il n’y en aura pas pour tout le monde. Comme en 2024, 50 000 véhicules doivent être financés par ce dispositif qui vise à rendre l’électrique accessible aux plus modestes.

On se souvient du raz-de-marée début 2024. La demande avait été nettement supérieure à l’offre, alors que le nombre de dossiers validés avait été doublé en cours de route. Le gouvernement avait dû couper net le dispositif au bout de six semaines.

Les marques s’attendaient donc à un même engouement pour 2025. Pour attirer l’attention des clients, elles communiquaient sur leurs offres depuis le début de l’été, invitant même les personnes intéressées à pré-remplir leur dossier en concession.

Au point qu’on s’était imaginé que le quota alloué pour 2025 serait épuisé en quelques jours. Certains imaginaient même qu’en raison d’un grand nombre de prises de contact dans les concessions cet été, c’était déjà fini à l’ouverture officielle des commandes.

Et il est vrai que beaucoup s’étaient organisés, car dès la fin du premier jour, 18 000 dossiers avaient été déposés. A la fin de la première semaine, la barre des 30 000 était franchie. Mais, comme l’indique le Parisien, passée la première vague de clients qui avaient pris les devants, l’engouement est retombé. Nos confrères indiquent que l’on vient de franchir la barre des 40 000.

Ce qui reste pas mal en quatre semaines. Mais le rythme des dépôts de dossiers s’est très fortement ralenti, à moins de 300 par jour. Epuiser le quota prendra donc plus de temps qu’en 2024. Une situation que l’on imaginait mal au début !

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Dès 82 € par mois

On s’en était douté toutefois lorsqu’on a reçu il y a quelques jours un communiqué de presse de Citroën qui remettait en avant ses offres, avec même des prix en baisse pour la C3, qui descendait de 95 à 82 € seulement par mois.

Comment l’expliquer ? Les offres seraient perçues comme moins attractives. Il faut dire que l’aide maximale a fondu, passant de 13 000 à 7 000 €. Impossible donc de donner des loyers aussi bas qu’en 2024, avec par exemple une Twingo électrique à 40 € par mois. La C3 était affichée à 54 € par mois.

Les clients ont aussi peut-être pris conscience des conditions du leasing. Celui-ci est une location longue durée, il faut donc rendre le véhicule à la fin du contrat, avec les frais que cela peut engendrer. Les marques ne proposent pas de LOA, de quoi faire fuir ceux qui préfèrent cette formule.

Et comme c’est un leasing, il ne faut pas oublier qu’il y a un organisme de financement qui valide le dossier. Même si l’idée est de proposer l’électrique aux moins fortunés, des profils trop fragiles peuvent être retoqués, par exemple les célibataires ne gagnant pas assez.

Les ménages déjà servis en 2024 sont aussi privés de leasing en 2025. Nos confrères n’hésitent pas à évoquer les réticences à passer à l’électrique, mais nous n’irons pas jusque là… D’autant que même si les offres ne sont pas aussi attractives qu’en 2024, elles restent très intéressantes. Grâce à l’aide au leasing de 7000 €, il n’y a pas d’apport. Et on a ensuite la location d’une voiture électrique pour moins de 200 € par mois.

Le leasing reste le moyen d’avoir une électrique au plus bas prix. Exemple encore avec la C3 : elle est promise dès 82 € par mois, alors que sans le leasing, c’est 199 € par mois. La R5 électrique commence à 120 € par mois sans apport avec le leasing. Sans, c’est 180 € avec un 1er loyer majoré de 2700 €. Chez Kia, on trouve une compacte électrique avec 440 km d’autonomie pour 189 € par mois !

L’avantage de cette baisse de régime du leasing est qu’il est donc encore possible d’en profiter.

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Polarisil y a 6 mois

Il faut arrêter avec ce "choix d'avoir une baraque loin du travail plutôt que la personne avec un petit appart proche du taff" : c'est extrêmement méprisant et ça dénote une méconnaissance totale du marché du travail en dehors de la douzaine de grandes agglomérations métropolitaines dynamiques .

Je roule 90km par jour pour taffer, 100 % à mes frais (voiture + autoroute). Je n'aime pas conduire, ça coûte une fortune, c'est crevant, c'est dangereux, c'est évidemment très polluant, je suis conscient que c'est un non-sens économique et écologique. Sauf que c'était ça ou faire les poubelles. Avant, j'allais le plus souvent au boulot en vélo (au pire 8km de voiture): vous croyez que je préfère faire 1h40 de bagnole par jour ? J'ai perdu mon job à la quarantaine (fermeture d'usine) avec une spécialisation industrielle dans un département économiquement ravagé. A pôle emploi (qui ne m'a absolument jamais apporté la moindre aide sur quoi que ce soit), leur seul crédo (bien conscients de l'absence quasi totale de perspectives locales) c'était "mobilité, mobilité, mobilité" obligatoire dans un rayon de 1 heure de trajet ; application locale des consignes gouvernementales "ne pas hesiter à traverser la rue". En 18 mois, c'est le seul job que j'ai trouvé, dans un domaine technique assez voisin de mon ancien métier (l'électrotechnique), les employeurs cherchant systématiquement du personnel avec expérience préalable. La fin de droit approchait : dos au mur. Avec 20 % de salaire et moins et les trajets à ma charge, je vous laisse imaginer l'effondrement du niveau de vie. La reconversion ? J'ai tenté. Sauf qu'absolument aucun employeur n'accepte les "grands débutants" de plus de 40 ans, surtout avec un profil technique spécialisé : quand on se reconverti il faut créer son propre job, et je ne suis pas faut pour ça.
Les transports en commun ? Quasi inexistants dans mon département rural, surtout sur longue distance. Le train, de nouvelles lignes de bus comme promis après les gilets jaunes ? Jamais vu le début du commencement. Déménager à 45km, près de ma nouvelle usine en pleine campagne ? Mon épouse aurait dû quitter son propre emploi et aurait été confrontée aux mêmes difficultés. Et puis j'ai souvent déménagé pour la formation et le travail, j'en ai raz-le-bol : j'ai droit à un peu de stabilité et au choix de mon cadre de vie, je l'ai plus que mérité. Sans compter que si nous revendons notre appartement, nous serons certainement en forte moins-value, l'immobilier chez nous s'étant effondré.

Remarquez, plusieurs personnes qui trouvaient que ma recherche d'emploi s'eternisait, qui m'exhortaient à "sortir de ma zone de confort", à "faire des sacrifices", à "ne pas hésiter à bouger", ont eu, après ma laborieuse reprise d'emploi, une attitude comparable à la vôtre : "tu n'as pas honte d'utiliser autant ta voiture pour travailler, tu ne penses pas à la planète ? "... Inutile se dire qu'aucune d'entre elles n'a jamais remis les pieds chez moi.

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CerveauAChargeLenteil y a 6 mois

Trop de critères à remplir qui coupe ce leasing de sa vraie cible : les retraités et les urbains.
Il faut bosser, être à plus de 15 km du travail et gagner peu.
Beaucoup trop restrictif.
Ceux qui voulaient un leasing se sont déjà servis en 2024.
En refaire un en 2025 avec une sélection plus drastique à l'entrée rend le dispositif plus poussif.

Tant mieux, ça fera ça de plus pour le budget 2026.

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Lundqvistil y a 6 mois

15 000 km/an laissent plus de marge, de fait.
Instabilité politique, impôts en devenir... pouvoir recharger chez soi (pavillon) ... quand on a de petits revenus ou beaucoup de parts, et donc d'enfants (véhicules familiaux proposés ?)...il y a sans doute d'autres raisons mais en voilà déjà d'importantes qui freinent la dynamique.

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