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S’il y a bien un segment qui connaît une électrification express, c’est celui des quadricycles. En 2025, 75 % des ventes étaient représentées par des modèles électriques en France. À ce petit jeu, c’est Stellantis qui s’en sort le mieux.
Longtemps cantonnés à un marché de niche, les quadricycles prennent aujourd’hui une place à part dans la mobilité urbaine. Plus petits qu’une citadine, plus sûrs que les deux-roues et accessibles dès 14 ans pour les versions sans permis, ils profitent depuis quelques années d’un contexte favorable et d’une belle dynamique.
On observe un basculement très net vers le tout-électrique. Mais ce n’est pas juste une évolution de la demande. Cette transition est aussi le résultat d’un durcissement réglementaire avec l’entrée en vigueur de la norme Euro 5+ au 1er janvier 2024.
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Microlino Spider : un quadricycle électrique sans toit ni portesCette bascule se lit dans les immatriculations. En France, les ventes de quadricycles thermiques ont reculé de 57 % entre 2024 et 2025, tandis que les modèles électriques ont progressé de 19 %. Le marché total s’est contracté de 17,9 %.
Autrement dit, l’électrique gagne du terrain dans un segment qui ne progresse pas en volume, mais dont la composition change très vite. Le contraste avec le marché automobile classique est marqué. Quand les voitures électriques représentaient 20 % des immatriculations en France sur la même période, celle des quadricycles était de 75 %.
Selon les données de Jato, la tendance dépasse d’ailleurs les frontières françaises. En Italie, le marché des quadricycles a lui aussi reculé entre 2024 et 2025, avec une baisse de 16,5 % des immatriculations. Les ventes de modèles thermiques y ont chuté de 46 %, tandis que celles des versions électriques sont restées presque stables, à -1 %.
Malgré cette différence de dynamique avec la France, l’électrique représente également environ trois ventes sur quatre (78 %). Stellantis y occupe là encore la première place, avec 43 % de part de marché, devant Aixam et Ligier.

Dans ce paysage, Stellantis a pris une longueur d’avance. Avec la Citroën Ami et la Fiat Topolino, le groupe a imposé une offre électrique simple, relativement abordable et produite à des volumes importants. En France, les deux modèles représentaient ensemble 74 % des ventes de quadricycles électriques en 2025. Cette dynamique permet à Stellantis de progresser de 6,1 % sur un marché en recul et de gagner 12 points de part de marché.
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Production automobile : l’électrique redonne des couleurs au made in FranceLes constructeurs historiques du marché des quadricycles traversent une phase plus délicate. Aixam et Ligier restent des acteurs majeurs, mais leur dépendance passée au thermique pèse sur leurs résultats. En France, leurs ventes ont respectivement baissé de 43 et 49 % entre 2024 et 2025. Même si leurs gammes électriques progressent, elles ne compensent pas encore totalement la chute rapide des motorisations essence. On rappelle aussi que Renault comptait se relancer sur ce marché avec la Mobilize Duo, mais sa production, jugée non rentable, a été stoppée au bout de quelques mois !

Le prix joue enfin un rôle déterminant. Contrairement au marché des voitures particulières où l’électrique reste souvent plus cher à l’achat, les quadricycles électriques sont en moyenne mieux placés que leurs équivalents thermiques avec un prix moyen à 10 676 €. Mais il est vrai que les modèles de Stellantis sont pas chers en assumant un côté plus dépouillé que les véhicules de la concurrence.

Avec des coûts d’usage intéressants et une offre de plus en plus large, les quadricycles électriques deviennent une solution évidente pour certains déplacements du quotidien.
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