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Pour concevoir ses futurs modèles électriques, Renault multiplie les partenariats. Une nouvelle façon de faire qui lui permet de contrôler une majorité de la chaîne de valeur.
La révolution Renault, elle ne concerne pas seulement la gamme. L’organisation de la marque va aussi être bousculée. Au printemps, le constructeur a annoncé son souhait de créer deux entités pour séparer les activités liées aux moteurs thermiques/hybrides et celles liées à l’électrique. Le projet doit être précisé au cours de l’automne.
Cette coupure en deux vise à séparer des domaines à la situation économique opposée. Pour résumer, le thermique est rentable, l’électrique ne l’est pas encore en raison des énormes dépenses qui sont nécessaires pour concevoir au plus vite plates-formes, moteurs ou logiciels. Ce qui a imposé un changement de méthode chez Renault.
Lors d’un congrès en Allemagne, le directeur général Luca de Meo a déclaré : « J’ai bien peur que les vieilles recettes ne suffisent plus, les énormes investissements qui sont requis ne sont pas soutenables ». Désormais, pour les nouveaux modèles, le DG explique : « Nous voulons co-investir, co-développer et co-créer. »
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Calendrier des nouveautés : les futures Renault électriques jusqu’en 2025Renault signe ainsi des partenariats pour les batteries, les moteurs ou encore l’électronique. Ce qui lui permet de garder la maîtrise d’une majorité de la chaîne de valeur du véhicule. Luca de Meo a déclaré à ce sujet : « Il y a trois ans, nous ne couvrions que 10 % de la chaîne de valeur, maintenant c’est plus de 30 % et nous allons bien plus vite que nous le prévoyions, nous serons à 80 % de couverture bien avant 2030, notre objectif du début ».
En clair, Renault ne se contente pas d’acheter les éléments à des fournisseurs, il s’associe avec eux pour leur production. Il a ainsi son mot à dire, tout en partageant les frais. Exemple avec les batteries : la marque s’est associée au chinois Envision, qui va construire une usine à Douai, prête à alimenter directement la chaîne d’assemblage des Megane et R5.
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Certes. Mais cet article évoque justement la valorisation des partenariats industriels. Et la France compte 498000 salariés dans la filière production automobile. Soit les employés de Peugeot, 55000, Renault 48000, Toyota 4000 et tous les équipementiers bien plus nombreux.
Renault c’était 69.900 personnes en 2005
Il ne seront que 42.000 en 2024 malgré l’embauche de 800 personnes entre 2022 et 2024.
En 30 ans l'Etat a gagné de l'argent en revendant la majeure partie de ses actions Renault à un prix intéressant.
Et récemment c'est juste un prêt de 4 milliards avec intérêts que l'Etat a consenti à Renault. Du reste, Renault a renoué avec la rentabilité et le cours de l'action monte depuis 1 an. Cela reste une entreprise stratégique pour la France et elle crée des emplois et de la valeur.